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Garder l'espoir d'avoir un enfant

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 12 septembre 2008 à 17:52
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Garder l'espoir d'avoir un enfant
Céline Martin et Julie Parker du groupe de soutien Souhait-Enfant. (Photo: Patrick Voyer)
Garder l'espoir d'avoir un enfant
Le groupe de soutien Souhait-Enfant a récemment été mis sur pied pour les couples ayant des problèmes d'infertilité. Si la science moderne offre d'autres avenues à ces parents potentiels, il n'y a rien comme le support moral et l'énergie positive pour garder l'espoir de tenir un jour dans nos bras l'enfant qui aura nos yeux…
Nous avons rencontré deux jeunes femmes courageuses, deux amies, deux éducatrices en garderie qui, tristement, sont incapables de donner naissance à un enfant tant désiré. Céline Martin, 30 ans, et Julie Parker, 28 ans, sont les principales personnes-ressources de ce nouveau groupe de soutien. Bien qu'elles soient trahies par le destin, elles préfèrent garder le sourire et épauler les autres couples qui traversent ce type d'épreuve.

Souhait-Enfant informe les participants qu'il peut y avoir plusieurs raisons pour lesquelles le courant ne passe pas. Prenons seulement le cas de Julie: «Je suis très fertile, mais j'ai la dystrophie musculaire. J'ai une chance sur deux de le transmettre à mon enfant. Je suis tombée enceinte trois fois et à la biosynthèse, on a vu que l'enfant l'avait trois fois…», raconte-t-elle. Pas question alors pour Julie et son conjoint de donner la vie, les symptômes étant très nombreux et les chances pour le bambin d'avoir une bonne qualité de vie étant trop minces. Julie essaiera maintenant le traitement embryonnaire DGP de l'Université McGill en croisant les doigts…

Céline Martin quant à elle a découvert en 2001 qu'elle avait l'endométriose, ce qui en soit, ne veut pas dire "stérilité". En 2007, elle a essayé l'insémination artificielle, sans succès. De retour au travail en janvier 2008, elle a dû quitter son emploi, car s'occuper des enfants des autres lui brisait trop le cœur. Resplendissante malgré ses revers, Céline réessayera dès que ce sera possible.
L'entraide
Les rencontres ont lieu à tous les deux lundis du mois à Cap-Santé Outaouais et visent à aborder plusieurs sujets, dont l'anxiété, la communication, le lâcher-prise, l'amour de soi, la dépression, le deuil, le contrôle sur sa vie et aussi les alternatives telles que l'insémination artificielle et la fécondation in-vitro.
«Quand il y a plusieurs couples, on échange des idées, on apprend des trucs de plus, des choses auxquelles on n'aurait pas pensé!», estime Julie. «Eux ont vécu des choses et nous parlent des recherches sur des sites Internet intéressants, ou des médecins qu'ils ont contactés, des ressources autour de nous. C'est un ressourcement, on se sent moins seul», complète Céline.

«C'est éprouvant tout ça! Mais il y a de l'entraide entre les gens. La science s'occupe du corps, de la fertilité, mais pas du courage et de la mise à l'épreuve, de comment je sens dans ma tête et mon cœur», avance Julie, qui croit qu'il y a bien plus de gens infertiles qu'on pense…

Céline sait que pour ces personnes, il est insoutenable de voir d'autres parents heureux quand on ne peut l'être soi-même. «Juste dans les réunions de famille ou aux fêtes, tu vois ta sœur, ta belle-sœur avec leur enfant, c'est difficile. Et quand on se rencontre, les sujets de conversation vont toujours vers ça. Et ma belle-mère est heureuse parce qu'elle a ses premiers petits-enfants, alors on parle d'accouchement...», Sans compter les remarques maladroites des gens pour tenter de les consoler… Mais bon, c'est la vie!

Et comme la vie continue, Céline et Julie se donnent entièrement aux rencontres et veulent discuter avec des hommes et des femmes dans leur situation. «C'est important, car y'a des couples qui s'éloignent quand ça marche pas», se désole Julie.

Enfin, le contenu des rencontres est totalement positif. «On partage des émotions, on fait une méditation et on essaie de finir positivement. On lance des phrases comme: «Je me remercie d'avance pour l'enfant que je vais avoir un jour…»
Infos: Céline 819 771-2277. L'adresse de Cap-Santé Outaouais est le 92, St-Raymond, bureau 304, secteur Hull. Pour les couples anglophones, Souhait-Enfant est en contact avec un groupe de soutien identique à Ottawa.

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picard sophie

Commentaire mis en ligne le 2 novembre 2008
Bonjour, je voudrais vous envoyer mes encouragements et vous dire combien je vous trouve courageuses!J rencontre des soucis pour avoir un bebe ac mon mari suite a un cancer sur un ovaire et une trompe et c tres dur en ce moment pour nous!Psychologiquement c'est insupportable, je ne sais plus quoi faire, svp aidez moi merci bravo à vous pour tout!

Liliane Lefebvre

Commentaire mis en ligne le 14 septembre 2008
Bravo Celine et Julie , bon courage , et bonne chance dans votre demarche, Mes prieres sont avec vous ce soir...Peut-etre de ne pas avoir d'enfant , vous amenes a aider d'autres , et quand d'autre temps vous n'auriez pas eu cette pensee, alors vous etes peut-etre des choisies pour accomplir une mission??? Je vous souhaite un poupon dans la prochaine annee....mon coeur va vers vous...

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