François Roy. (Photo: Yannick Boursier)
Deux milliards demandés pour le logement social
L'Outaouais aurait perdu 1757 logements sociaux depuis le retrait du fédéral du financement de ces logements en 1994.
C'est le constat qu'a fait François Roy de Logemen'Occupe ce matin en appui à d'autres sorties semblables à travers le Québec par des organismes membres du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).
Le FRAPRU a analysé le nombre de logements réalisés chaque année entre 1985 et 1989, grâce à de l'argent du gouvernement fédéral, partenaire principal du logement social à cette période, et les logements construits depuis 1994, date du retrait du fédéral, pour arriver à cette conclusion.
Devant cette baisse importante l'organisme demande l'injection de deux milliards de dollars à chaque année dans le logement social, investissement qui permettrait de ramener sensiblement au même niveau qu'à la fin des années 80. «Dans un état aussi riche que le Canada, c'est le minimum», a indiqué M. Roy.
Ce dernier mentionne que le Canada a pris des engagements internationaux pour faire la lutte à la pauvreté et que depuis ce temps, le pays ne cesse de diminuer sa participation, s'attirant même des critiques d'organismes internationaux.
Seules quelques mesures ont été mises en place dans les dernières années, ajoute François Roy. À la fin de l'ère de Jean Chrétien et au début de l'ère Paul Martin, le fédéral a mis en place quelques programmes pour aider à la construction de logements. «Le fédéral est revenu de façon minimale dans le logement abordable, mais ce n'est pas à la même hauteur», note-t-il.
De plus, ces programmes doivent se terminer en mars 2009. L'organisme souhaite donc que le Parti conservateur et le Parti libéral prennent des engagements concrets pour poursuivre ces mesures financières.
Ces deux partis sont visés particulièrement par Logemen'Occupe puisqu'il y a peu, sinon pas du tout d'éléments, dans leur programme qui traite de logement social et de pauvreté, affirme François Roy. «On regarde les plates-formes et il n'y a pas d'engagement concret en logement social. C'est même le vide complet du côté des conservateurs.