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Benoît Pelletier, un homme de famille occupé

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 1 septembre 2008 à 11:25
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Benoît Pelletier, un homme de famille occupé
Benoît Pelletier profite de sa maison le plus souvent possible, car elle est pour lui le symbole de l'équilibre. (Photo: Patrick Voyer)
Benoît Pelletier, un homme de famille occupé
Le ministre Benoît Pelletier nous a conviés un samedi après-midi à sa résidence privée, située dans le projet de l'Érablière. Nous avons donc fait la connaissance de sa petite famille…
Son enfance
Benoît Pelletier voit le jour le 10 janvier 1960 à Québec. «Mon enfance? Je ne peux pas dire que tout était facile. J'ai perdu mon père quand j'avais 12 ans et ma mère avait une santé fragile, même si elle est morte à 80 ans! J'ai faisais très peu de sport; j'ai commencé à en faire à 21 ans, je faisais du jogging à tous les jours. J'étais très studieux parce que j'ai apprendre, j'ai une soif qu'il faut que je nourrisse», admet le professeur de droit constitutionnel. Le député de Chapleau a récolté deux doctorats en droit, domaine qui le passionne depuis toujours.
Sa personnalité
La maxime «On a les défauts de nos qualités» colle bien à Benoît Pelletier. Et il tient à rappeler que les politiciens sont constamment assujettis à des critiques qui briment leur vraie nature! «Je suis travaillant et je suis capable de faire preuve de générosité. Je suis très exigeant envers moi-même, c'est mon côté le plus redoutable. Mais je me suis amélioré sur certains points, je suis capable de beaucoup d'introspection», admet-il.
Son «habitat naturel»
La maison du politicien est un mélange entre modernité et rustique. C'est un endroit paisible qui cadre à merveille avec ce qu'il recherche. «C'est important d'avoir un environnement sain, car j'ai besoin d'assurer mon équilibre. Je suis aussi une personne qui n'aime pas le désordre, même si je dois le supporter dans mon bureau.»
«Le plus important pour moi est la famille, car quand je suis arrivé dans la région en 1983, j'ai vécu une certaine solitude en plus de faire face à des défis importants. Alors, la famille me donne une présence humaine, me donne de la vie.»
Ses ambitions
«Une chose est claire, et ce n'est pas de la flagornerie: je crois vraiment que pour réussir sa vie ou dans la vie, il faut réussir à mon avis tant au plan professionnel que personnel. Et ce n'est pas tous les politiciens qui voient ça comme ça, assure le père de quatre enfants. Mes ambitions professionnelles sont très importantes, mais elles sont tributaires de mon succès au niveau familial…»
Sa journée de congé typique
S'il n'a aucune contrainte, Benoît Pelletier aime bien aller dans la nature, manger au resto, magasiner et profiter de la piscine avec la famille l'été. «Je transporte les enfants à gauche et à droite et quand je peux être à la maison, j'y suis, car ma femme a besoin d'une présence.»
Ce qui le fait rire
«Je ne suis pas connu comme ça, mais je suis quelqu'un qui a beaucoup d'humour. Plusieurs personnes seraient étonnées de voir à quel point je peux être humoristique. J'ai un côté très pince-sans-rire qui fait en sorte que je suis sérieux ou pas. J'ai un très bon sens de l'humour et j'étais comme ça à l'école! Et en Chambre, je ris beaucoup, je m'amuse follement!», avoue-t-il.

Pourquoi la politique?: «Je crois que j'avais ça dans le sang; mon père était sur le conseil exécutif de la ville de Québec. Je me souviens de son élection en 1969. Et la Crise d'Octobre, en 1970, a aiguisé encore ma conscience politique. À dix ans, je croyais que l'État était menacé.»

Curieusement, de 18 à 38 ans, il n'a pas touché à la politique. «Je voulais me consacrer à mes études en droit. Et en 97, alors que j'étais en voyage en Europe, j'apprends que Jean Charest devient chef du Parti libéral du Québec. Ç'a été l'heure de vérité pour moi, un appel intérieur.»

Que feriez-vous pour changer le monde: «Je pense que la grande préoccupation serait de mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Et comme tout le monde, la question environnementale me préoccupe, car je vois la main de l'homme agir un peu partout.» En tant que ministre des Affaires autochtones, Benoît Pelletier est témoin de la pollution qui détruit le «Nord mythique», un grand espace qu'on a pris pour acquis, mais qui commence à salement se détériorer.

Votre passe-temps, votre passion?: «La lecture, la musique, les promenades. Je vis beaucoup de choses de façon passionnelle.»

Votre idole ou modèle?: «Y'a des gens qui m'impressionnent ou qui m'ont grandement impressionné. Je ne dirais pas que ce sont des modèles, mais ils sont certainement eu une influence sur mon parcours. Comme Pierre-Elliot Trudeau, bien que je n'apprécie pas de grands pans de sa philosophie, Bourassa, pour qui j'ai de l'admiration, et Mulroney que j'aime bien.»

Votre philosophie de vie?: «Celui qui est déjà arrivé n'allait pas très loin…»

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