Cindy Duncan McMillan croit être la mieux placée pour représenter le Pontiac. (Photo: Marie Pier Lécuyer)
Cindy Duncan McMillan croit être la mieux placée pour représenter Pontiac
Cindy Duncan McMillan sait que de prendre le siège du ministre et député sortant Lawrence Cannon ne sera pas facile, mais elle croit avoir deux atouts majeurs: elle a passé sa vie dans la circonscription et dit être proche des citoyens.
«C'est toujours dur de prendre le travail de quelqu'un», lance la candidate libérale de Pontiac, avant d'ajouter que même si les citoyens étaient contents de gagner un ministre, ils ont perdu un député. «Il n'a jamais les mains sales. Il vient une fois par mois pour faire un photo-up», ajoute-t-elle.
Elle soutient aussi que même si elle a moins de pancartes, moins d'argents et moins d'employés que Lawrence Cannon, elle a un atout que le député sortant n'a pas. «Moi, je connais les citoyens. Ce sont les citoyens qui votent, pas le portefeuille», clame-t-elle.
Celle qui a grandi à Poltimore et qui habite maintenant à Farrelton, où elle a une ferme, entend se concentrer sur trois grandes priorités, soit la pauvreté, l'agriculture et le milieu forestier ainsi que l'environnement. Celle qui a été présidente de l'Association des fermiers du Québec et présidente du Comité du bassin versant de la rivière Gatineau croit connaître ces dossiers assez en profondeur pour bien les défendre. Elle entend aussi essayer de réduire la pauvreté en stimulant la croissance et les occasions d'affaires.
Cindy Duncan McMillan croit aussi que d'habiter le comté depuis toujours est à son avantage. «Ça prend quelqu'un de chez nous. J'ai passé toute ma vie dans la région, tandis que M. Cannon n'habite toujours pas dans la circonscription. Comment peut-il nous représenter quand il ne connaît même pas la réalité d'ici?», se questionne-t-elle. Selon la candidate libérale, il faut quelqu'un qui partage les valeurs et les inquiétudes des citoyens.
La candidate n'avait par ailleurs pas prévu se présenter comme candidate à une élection. «Les gens m'appelaient en me disant qu'ils avaient besoin de moi. Je trouve que c'est un privilège que de se faire demander cela», raconte-t-elle. Même si ce n'était pas nécessairement un de ses buts dans la vie, elle prend la campagne à cœur depuis son investiture en avril 2007.
Elle ne veut par contre pas être la voix d'Ottawa dans le Pontiac, mais bien la voix de Pontiac à Ottawa. «Je veux toujours mettre l'accent au niveau local», lance-t-elle. Que ce soit de garder les personnes âgées à Kazabazua, de l'agriculture dans le Pontiac ou le centre communautaire de Wakefield, la candidate libérale veut faire avancer des dossiers locaux.
Durant les prochaines semaines, elle fera du porte-à-porte dans tous les coins du comté, question de rencontrer les citoyens et connaître leurs inquiétudes et leur questionnement. «Je donne aussi mon numéro à la maison pour que les gens puissent m'appeler et me dire ce qu'ils vivent», ajoute-t-elle.
Quant à son parti, elle soutient qu'il est une bonne alternative au gouvernement conservateur, puisqu'il prône des valeurs de collectivités, entre autres. «Le gouvernement Harper pense que le meilleur gouvernement, c'est un gouvernement absent, nous c'est l'opposé, on a une philosophie d'intervention», conclut-elle.