Michel Simard (Photo: Yannick Boursier)
Michel Simard souhaite redonner au Canada
Estimant avoir obtenu beaucoup du Canada durant sa vie, Michel Simard entend redonner à son pays en se présentant comme candidat pour le Parti libéral dans Gatineau.
M. Simard a rappelé qu'il venait d'une famille ouvrière et que c'est grâce aux taxes payées par son grand-père et le reste des citoyens qu'il a pu faire des études, avoir des soins de santé et devenir l'homme prospère d'aujourd'hui. Maintenant qu’il est monté en haut de l'échelle, il ne veut pas faire comme plusieurs et enlever l'échelle pour les autres.
«J'ai ma propre vision de la société, affirme-t-il. Une société qui recherche une économie prospère et un environnement durable. Une société juste et inclusive. Un gouvernement efficace, transparent et qui travaille pour les gens. Moi, je vais voir les enjeux avec cette perspective. C'est le moteur de mon engagement politique.»
Et il souligne avoir plusieurs dossiers à regarder durant cette campagne, à commencer par celui de la fonction publique. «Il faut plus de respect pour eux, note-t-il. Ils ont été maltraités. On leur a dit pendant 20 ans de faire plus avec moins. Ils ont fait des efforts pour réduire le déficit et là, on leur demande de s'appauvrir.»
Il croit aussi qu'il est important de laisser les fonctionnaires travailler à leur guise, sans tout contrôle. «On a des gens créatifs. On ne leur donne pas l'occasion de se faire valoir. Je m'engage à ce que ça change. Je connais la capacité créative de ces gens-là.»
Michel Simard croit aussi qu'il est temps que le comté de Gatineau obtienne sa juste part des investissements et des emplois fédéraux. «On a été laissés pour contre. On a un avantage sur le plan du trafic. J'entends travailler pour que Gatineau obtienne une part équitable des emplois et des édifices fédéraux.»
Le candidat libéral affirme aussi qu'il est temps d'arrêter de voir la rivière comme un mur entre l'Outaouais et Ottawa et commencer à travailler en concertation avec nos voisins. Il prend l'exemple du pont de l'île Kettle. «Je ne promettrai pas le pont, mais je promets de contribuer à réveiller le leadership régional. L'Outaouais n'est pas un ghetto. Il faut une concertation régionale, une intégration de nos régions.»
La situation est la même en santé, indique-t-il. Même si c'est de compétence provinciale, Michel Simard mentionne que le fédéral aide financièrement à plusieurs programmes et peut avoir son mot à dire. «Il y a un problème d'intégration. On ignore Ottawa qui est à côté et qui a des centres de recherches et des centres hospitaliers qui peuvent nous aider. Ce n’est pas demain la vieille qu'on va arrêter de se faire soigner en Ontario.»