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Un passage à la maison réussi pour Martin Giroux

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 18 septembre 2008 à 22:03
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Un passage à la maison réussi pour Martin Giroux
Martin Giroux
Un passage à la maison réussi pour Martin Giroux
Volant désormais de ses propres ailes, le Gatinois Martin Giroux a prouvé ce soir devant une salle facilement charmée d’avance qu’il peut devenir un bon artiste.
Encouragé par les cris d’amour et les moqueries de ses proches qu’il a quittés pour la métropole en 2004, Martin a offert un alignement bien balancé entre ses deux albums «En Cavale» et «Faut que j’te dise», un hommage à son idole Richard Desjardins et ses souvenirs d’enfance bercés par le country. Un show propre, où l’humour et la sincérité auront été nécessaires pour faire applaudir.

Un deuxième spectacle est souvent risqué, car on ne veut pas trop brusquer son public, mais en même temps, on désire pousser le bouchon un peu plus loin. Eh bien, on ne sait si ce n’était Gatineau, mais Martin Giroux a donné dans les deux ce soir, à la salle Jean-Despréz. Du rose bonbon pour amuser et séduire la galerie et, pour rendre justice à sa voix et sa puissance, il s’est déchaîné les cordes vocales à quelques reprises. Et ces moments d’intensité sont de loin les meilleurs pièces de ce puzzle encore en construction que représente le jeune artiste et son show «J’arrive en ville».

«J’suis parti», «Crisse t’es belle», «J’te suivrai», «Rien à perdre», la très poignante «Tu seras», l’excellente «M’as t’attendre encore» (écrite par Daniel Boucher), «À cent à l’heure», «Où tu voudras» et «Je reviens à ta porte» (une des mieux rendues), elles étaient pas mal toutes entraînantes. Grâce, encore une fois, à l’authenticité de leur interprète, appuyé par quatre musiciens sympas et généreux, qui se sont démenés sans prétention, à l’image du spectacle.

Il est loin le temps de Star Académie pour Martin Giroux et ça paraît. Heureusement aussi, car on ressent son épanouissement professionnel et personnel, bien qu’il se fasse apprivoiser difficilement lors des premiers titres. Nervosité, gêne? Seul le diable le sait…

N’empêche que le petit comique, qui s’avère un piètre danseur en ligne (!), mais un conteur passionnant quand il s’y met, a tous les outils pour briser sa coquille. La qualité de ses compos grimpe en flèche et son éclosion complète ne saurait tarder. Il en a d’ailleurs montré un exemple, avec une chanson inédite, qu’il a testée pour la première fois en guise de «cadeau» à ses pairs outaouais.

«Martin, on t’aime!», on l’entend souvent. Bientôt, s’il continue à marcher sur le chemin de la recherche musicale et qu’il met à profit la bête enfouie dans ses trippes, on hurlera «Martin, on aime!»

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