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Cueillir des pommes: une activité croquante à en rougir de plaisir!

Daniel LeBlanc par Daniel LeBlanc
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Article mis en ligne le 20 septembre 2008 à 7:00
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Cueillir des pommes: une activité croquante à en rougir de plaisir!
Qui dit pommes, dit cidre de pomme et le Verger Croque-Pomme n'y échappe pas! Pour l'instant, le verger produit un mousseux à 9% d'alcool, alors qu'il attend toutes les autorisations pour mettre son cidre de pomme, un heureux mélange de pommes et de calvados, sur le marché prochainement. (Photo: Marie-Eve Bouchard)
Cueillir des pommes: une activité croquante à en rougir de plaisir!
Quand l'automne est à nos portes, alors que les feuilles prennent des teintes jaune orangé et rouge et jaune, comment ne pas tomber sous le charme de la cueillette des pommes? Deux journalistes de La Revue se sont rendus au Verger Croque-Pomme, à quelque 40 km de Gatineau, pour vous en apprendre davantage sur le fruit préféré du peuple québécois.
En effet, qu'il s'agisse de variétés qu'on aperçoit quotidiennement sur les tablettes des épiceries telles Spartan, Cortland, McIntosh, Lobo ou Paulared ou de moins communes mais tout aussi délicieuses telles Olympic, Liberty, Richelieu, Sweet Sixteen ou Honeycrisp, la pomme est le fruit le plus apprécié des Québécois, assez loin devant la banane et l'orange.

C'est en 1994 que Guy Ducharme et sa conjointe Julie Grimard ont décidé de réaliser l'un de leurs plus grands rêves en ouvrant un verger. La retraite étant arrivée, ils pouvaient enfin transformer ce rêve en pure réalité. Après quelques recherches, le couple a déniché un terrain de plusieurs acres à Lochaber Ouest, près de Thurso. Ils ont baptisé l'endroit Le Verger Croque-Pomme.

Chaque année, depuis qu'ils ont commencé la vente de leurs pommes fraîches, le couple voit sa saison s'amorcer vers la mi-août pour se terminer au plus tard à l'Action de Grâces. «Malheureusement, ce n'est jamais encore arrivé. Le plus loin qu'on est allé, c'est au début du mois d'octobre. Il nous faut plusieurs éléments pour obtenir une floraison adéquate: beaucoup de soleil, un peu de pluie, mais pas de grêle ni de gel au sol. Tout dépend par contre des variétés, puisque le fréquent mauvais temps de cet été a par exemple beaucoup nui à la McIntosh cette année. Résultat: on observe de la tavelure sur certains des fruits de cette variété. Il s'agit en fait d'une maladie cryptogamique des arbres fruitiers qui se manifeste par des taches brunes et des crevasses.

Leurs premiers balbutiements dans le monde agricole n'ont cependant pas été de tout repos! «On a fait un certain nombre de gaffes monumentales au départ, mais maintenant, avec l'expérience qu'on a acquise, on s'est beaucoup amélioré», de dire l'homme qui a occupé les fonctions d'enseignant pendant de nombreuses années. La tâche est ardue et la patience est de mise, puisqu'il faut au minimum cinq ans avant qu'un pommier soit prêt pour la récolte, et environ 5% d'entre eux doivent être remplacés bon an mal an. Aujourd'hui, on compte pas moins de 2200 pommiers sur leur terrain d'une superficie de cinq hectares.

Et pourquoi les pommes et pas d'autres fruits tels les fraises, les framboises, les bleuets ou les tomates? À cette question, Guy Ducharme a une réponse assez claire. «C'est une plante pérenne. Elle a une durée de vie de 30 ou même 40 ans. On les regarde grandir», indique le producteur, qui a déjà tenté l'expérience avec des pruniers et des poiriers, mais ces types d'arbres survivent difficilement avec la rigueur de l'hiver québécois. Tout de même, il a conservé certains poiriers sur son terrain.

Guy Ducharme soutient qu'être producteur dans une ère contemporaine et hautement technologique comme la nôtre n'est pas facile, certes, mais il prend la vie au jour le jour. Une étude réalisée il y a quelques années a révélé que 72% des Québécois achètent leurs pommes dans les supermarchés, et que seulement 9% d'entre eux s'en procurent dans les marchés publics ou chez les producteurs. Des chiffres qui ne désenchantent pas M. Ducharme.

«Ce n'est pas tout le monde qui est intéressé à arrêter ici, car c'est de l'auto-cueillette. Les personnes âgées, par exemple, ne sont pas nécessairement en mesure de le faire. Il y a beaucoup de raisons pourquoi les gens achètent leurs fruits à l'épicerie. Si tout le monde venait ici, on serait malheureux» lance M. Ducharme.

«Il faut juste trouver un équilibre, ce qui n'est pas évident. Nous sommes de plus en plus à la merci de la météo», souligne-t-il, précisant que chacune des variétés de pommes a une période de cueillette d'approximativement trois semaines. «Pour nous, s'il y a deux fins de semaines consécutives de pluie, c'est la catastrophe», dit-il.

Père de deux fils, dont l'un veut devenir policier et l'autre se dirige fort probablement dans le monde des affaires, ce producteur de pommes de l'Outaouais (l'un des seuls, car on répertorie moins de cinq vergers dans la région) croit qu'il sera difficile d'assurer une relève dans quelques années, surtout au niveau familial.

Au fait, saviez-vous que la pomme McIntosh est de loin la préférée des Québécois? Qu'il se récolte annuellement environ 64 millions de tonnes de ce fameux fruit dans le monde, et que la Chine est le principal pays producteur, loin devant nos voisins américains? Que les régions du Québec où il se récolte le plus de pommes sont la Montérégie, l'Estrie, les Laurentides et Québec? Qu'une étude effectuée en 2002 partout en province a permis de constater que les Québécois recherchent majoritairement des pommes croquantes et dures? Qu'il existe environ 20 000 variétés de pommes dans le monde dont le tiers est cultivé?

Sachez que, côté cuisine, chacune des variétés de pommes peut être excellente comme fortement à déconseiller, mais tout dépend de ce que vous décidez de concocter. Par exemple, si on veut faire une compote, il faudra choisir un type de pomme qui se défait bien lors d'une cuisson, comme la McIntosh ou la Jonamac, alors que pour une tarte aux pommes, les Honeycrisp ou les Redfree sont succulentes. Gâteau aux pommes, pomme au caramel, croustillant aux pommes ou encore gelée de pommes sont également des 'musts' quand on revêt son tablier de cuisinier!

Alors, chers lecteurs, avant qu'il ne soit trop tard, allez récolter les croquantes et juteuses pommes qui vous attendent impatiemment! Et n'oubliez pas que, même si le tout peut sembler bien banal, il y a une méthode précise pour bien cueillir ce fruit rouge, vert et même parfois jaune: il faut le tourner sur lui-même jusqu'à ce qu'il nous tombe dans la main. Attention, toutefois, pour ne pas tirer, car on risque de casser une branche ou de supprimer un bourgeon qui aurait produit une autre pomme l'été prochain…
Le Verger Croque-Pomme, situé au 20, Montée Berndt, à Lochaber Ouest, est ouvert de la troisième fin de semaine du mois d'août jusqu'à l'Action de Grâces, en octobre, si les conditions météo sont favorables. Les heures d'ouverture sont les jeudis et vendredis de 12h à 18h, ainsi que les week-ends et les jours fériés de 8h à 18h. En tout autre temps ou pour des visites de groupe, veuillez téléphoner avant de vous rendre sur place. Informations: 819 281-2061 ou www.vergercroquepomme.com.

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Chrisostome

Commentaire mis en ligne le 20 septembre 2008
Quel est le produit que veulent commercialiser ce producteur : un mélange de cidre et de calvados ?
Comment et quel type de calvados ?
Chrisostome

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