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Philippe Falardeau a encore tourné… et il le jure!

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 19 septembre 2008 à 13:53
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Philippe Falardeau a encore tourné… et il le jure!
Un an et demi après avoir été encensé avec Congorama, le réalisateur gatinois Philippe Falardeau revient à la charge avec C'est pas moi, je le jure!, une adaptation du roman de Bruno Hébert.
Le film raconte l'été 1968 de Léon (admirable Antoine l'Écuyer), 10 ans, un garçon turbulent qui sera marqué par le climat familial instable dans lequel il vit avec son frère (Gabriel Maillé). Sa mère (Suzanne Clément), habitée par un fort sentiment de liberté, quittera la maison pour la Grèce et son père (Daniel Brière), se retrouvera seul avec les deux enfants. Un scénario qui ressemble étrangement à celui de Maman est partie chez le coiffeur et pour cause: les deux scripts sont basés sur la même famille, sauf qu'ils n'ont pas du tout la même saveur. Contrairement aux trois enfants du film de Léa Pool, Léon casse la baraque et d'aplomb!

«C'est un petit garçon pas ordinaire et singulier comme dans le livre. Je ne voulais pas passer de messages, mais s'il y en avait un, ce serait que les enfants sont plus sensibles qu'on croit et comprennent les adultes», estime Philippe Falardeau, qui est tombé sous le charme de Léon, un petit être incapable de canaliser l'énergie particulière qui l'envahit. Le personnage d'Antoine L'Écuyer étonne sans cesse et n'a aucune limite dans ses actions. Aucune? Et le pire est qu'il le sait qu'il empire son cas à chaque bévue, que ce soit le vandalisme d'une maison ou le lancer d'œufs contre le bungalow d'à-côté…
Travailler avec des enfants
C'était la première fois que le réalisateur travaillait autant avec des enfants et il a adoré l'expérience. Il est toutefois arrivé sur le plateau, à l'été 2007, archi préparé et assuré qu'une merveilleuse chimie unissait ses deux vedettes principales depuis les auditions, Léon et Léa (Catherine Faucher), une voisine de 11 ans sans parents battue par son oncle, qui se réfugiera dans le monde sauvage de son nouvel ami.
«Ma plus grande inquiétude était qu'ils se fatiguent pendant le tournage», admet Philippe, qui a finalement eu la chance de bosser en compagnie d'un duo formidable, mature et dérouillé pour son âge. Ce qu'il y a de bien aussi avec des enfants, est que les cinéastes ne peuvent les faire tourner plus que huit heures par jour!
Vivre de grosses émotions
Comment une jeune fille de 13 ans bénéficiant de l'amour de ses parents peut-elle se métamorphoser en une autre qui en manque? Voilà le défi que devait remplir Catherine Faucher. «Léa vit des affaires difficiles et ce n'est pas mes conditions de vie! Je devais comprendre ses conditions (manque d'amour et de confiance). C'était pas facile de rentrer dans l'émotion, mais Félix (la comédienne Félix Ross a été leur coach) m'a énormément aidée. J'ai bien aimé qu'elle soit là parce que tu sais, on n'est pas tannants, mais on est des enfants!», lance-t-elle en souriant.
Catherine a adoré travailler avec Philippe, un gars convivial qui écoutait leurs blagues même si ce n'était pas le temps! Et que dire de sa complicité avec Antoine L'Écuyer, avec qui elle s'est rapidement liée d'amitié! «J'aime sa vivacité, son énergie, comment il parle et comment il est avec nous, comment il réagit. Il est vraiment gentil. Lui et Léon sont espiègles, mais Antoine est pas aussi "crassouille", il est plus obéissant.»

Catherine ne sait évidemment pas si elle veut être comédienne plus tard. «Je n'ai pas encore décidé. Hier, je voulais être hôtesse de l'air, l'autre jour c'était la géologie…» Mais si l'appel du showbizz était trop fort, elle avoue qu'un rôle comique la comblerait. «Un rôle qui fait plusieurs apparitions (comédie de situations) et auquel le monde s'attacherait, comme "Samantha"; elle est conne et on s'attache à elle!»
Le film est à l'affiche le 26 septembre.

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