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Il est temps d'exploiter d'autres types d'énergie, selon Richard Nadeau

Daniel LeBlanc par Daniel LeBlanc
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Article mis en ligne le 23 septembre 2008 à 16:01
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Il est temps d'exploiter d'autres types d'énergie, selon Richard Nadeau
Affirmant haut et fort qu'il est urgent d'agir en matière d'environnement pour le bien-être des générations futures, le candidat sortant dans la circonscription de Gatineau, Richard Nadeau, a lancé plusieurs flèches en direction des conservateurs, lundi.
Accompagné du député de Rosemont- La Petite Patrie et porte-parole du Bloc Québécois en matière d'environnement, il a rappelé que tout le monde doit travailler main dans la main, de la ville à la commission scolaire en passant par les citoyens et le gouvernement, pour s'assurer que nos pratiques sont «vertes». Étant donné que l'Outaouais est composé à 99% de forêts, il a entre autres proposé que l'on évalue d'autres avenues énergétiques que le pétrole.

«Il faut mettre de l'argent pour effectuer des recherches et trouver des substituts», a-t-il dit. Le candidat soutient qu'avec les résidus forestiers, il serait possible de produire de l’éthanol cellulosique, un carburant qui peut être utilisé dans les voitures et qui est fabriqué à partir de déchets agricoles et ligneux ainsi que d'arbres à croissance rapide. Le potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre de ce dernier est supérieur à celui de l'éthanol traditionnel fabriqué à partir de céréales.

«Nos jeunes, il faut se le dire, sont très sensibilisés à l'environnement. Nous, les adultes, avons la responsabilité de poser des gestes concrets. Le double message doit cesser», de dire l'actuel député, qui a comparé le tout à un parent qui répète quotidiennement à son enfant de faire son lit mais qui ne donne pas l'exemple lui-même.

Du même coup, il a réitéré que son parti exige qu'une loi fédérale interdisant les phosphates dans les savons à vaisselle entre en vigueur le plus rapidement possible. Également, Richard Nadeau estime qu'il est grand temps, surtout que les contribuables doivent encaisser durement la hausse marquée du prix de l'essence à la pompe, que les utilisateurs du transport en commun aient droit à un crédit d'impôt remboursable pour l'achat de leur laissez-passer.

«Le pétrole enrichit l'Ouest, mais appauvrit le Québec», de dire M. Nadeau, martelant qu'il est innaceptable que les conservateurs aient aboli le programme Éco-Auto, qui accordait des rabais aux citoyens qui achetaient des véhicules écoénergétiques. En parallèle, lui et Bernard Bigras ont affirmé qu'il est innaceptable que le gouvernement ait l'intention d'accorder des avantages fiscaux de plus de 3 milliards $ aux industries pétrolières en 2009-2010. «La société Exxon Mobil a fait 39 milliards $ de profits au dernier trimestre», a lancé M. Nadeau, qui dit ne pas comprendre pourquoi Denis Tassé, son adversaire conservateur, considère normal que l'État accorde un tel privilège aux pétrolières.

«Le Québec est déterminé à faire sa part. Quant à Stephen Harper, rien ne presse. Il a rejeté le protocole de Kyoto du revers de la main et préfère investir dans le pétrole car il considère que l'environnement coûte trop cher», a lancé M. Nadeau, précisant qu'il a distribué aux 47 000 portes de sa circonscription un dépliant de 16 pages portant sur l'environnement.

Rappelons que le gouvernement conservateur n'a pas ratifié l'entente du protocole de Kyoto, qui vise à réduire de 5,2% d'ici quatre ans les émissions de gaz à effet de serre. Au total, 38 autres pays industralisés l'ont signé. «Le protocole de Kyoto, c'est bon pour l'environnement, mais aussi pour l'économie. On a un gouvernement à l'âge de pierre du développement économique», a dit de son côté M. Bigras.

Selon ce dernier, un peu comme c'est fait en Europe, chaque province pourrait fizer ses objectifs environnementaux. «C'est un modèle respectueux et flexible. Le Canada aura ses objectifs, tout en respectant le Québec», a-t-il ajouté.

Notons que le chef du BQ, Gilles Duceppe, sera de passage dans la région lundi prochain, soit pour la toute première fois depuis le déclenchement des élections, il y a plus de deux semaines.

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