Réponse à Augustin Baziramwabo sur la situation du Rwanda
Alors que la communauté internationale et la plupart des rwandais de partout dans le monde ne cessent de se réjouir des progrès réalisés au niveau de la croissance économique et en matière de défense des droits de la personne par l’actuel gouvernement de Kigali, Augustin Baziramwabo ne se dérange pas pour lancer les critiques virulentes à son égard dans une interview accordée à la Revue, Secteur Hull-Aylmer. M. Baziramwabo va même trop loin en affirmant que le pays vit sous un régime dictatorial dirigé par l’un des pires criminels du siècle.
En effet, l’affirmation de M. Baziramwabo, selon laquelle les libertés individuelles sont bafouées au Rwanda, ignore l’existence du processus démocratique entrepris par l’actuel Gouvernement depuis la deuxième moitié de 1999, seulement 5 ans après le génocide. À l’instar d’autres pays reconnus par la communauté internationale pour leur respect des valeurs démocratiques, le Rwanda s’est engagé dans une voie démocratique qui permet à ses citoyens de choisir leurs représentants par moyen des élections libres tant à l’échelle nationale que locale. Dans cette optique, les représentants du peuple au niveau de tous les paliers de Gouvernement sont élus démocratiquement contrairement à l’époque où les présidentielles ne comptaient qu’un seul candidat alors que les chefs municipaux étaient désignés par le Gouvernement!
Dans sa mission de réconcilier le peuple rwandais dont le tissus social avait été remarquablement déchiré par la haine ethnique -longtemps nourrie par les précédents gouvernements- l’administration en place a mis sur pieds la commission nationale de la réconciliation dont le mandat principal est de promouvoir l’unité du peuple rwandais par l’entremise des programmes de rééducation de la population et de suivi-évaluation des activités y afférentes.
Il ne fallait pas perdre de vue que beaucoup a été fait au Rwanda, un pays où tout le capital primaire de production (physique et humain) avait été anéanti pendant le génocide, tout en reconnaissant qu’il y a encore du travail à faire pour amener le pays à un niveau souhaité. C’est pourquoi l’effort et la contribution de tout un chacun, incluant M. Augustin et les membres de l’association dont il assure la présidence, sont plus que jamais nécessaires pour soutenir les initiatives de la reconstruction du pays et de la réconciliation nationale entreprises par le Gouvernement en place.
Geoffrey Murangira
Président de l’équipe de soccer Simba FC
La Communauté Rwandaise de l’Outaouais
Muhire Louis Antoine
Commentaire mis en ligne le 26 septembre 2008Ici au Canada, si un politicien est surpris entrer de battre un chien errant dans la rue, il sera obligé de démissionner,voire faire face à la justice. Au Rwanda nous avons un président qui a tué des innocents dont mes cousins Bénita de 5ans et Blaise de 8 ans. Et si on parle de la même démocratie au Rwanda qu'au Canada, pourquoi les Rwandais vivraient-ils avec un leader criminel, chose impossible au Canada. Autrement dit qu'on construise des grattes ciel au Rwanda n'est pas une preuve d'un état en Paix et démocratique. Et cette paix et cette démocratie ne sont pas là parcequ' un criminel rwandais est à la tête de ce petit pays. Il ya conflits d'intérêt