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Une Gatinoise sur l’équipe nationale de bobsleigh

Une histoire hors du commun que vit Véronique Fortin

Michel Moyneur par Michel Moyneur
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Article mis en ligne le 30 septembre 2008 à 7:00
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Une Gatinoise sur l’équipe nationale de bobsleigh
Véronique Fortin espère participer aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010.
Une Gatinoise sur l’équipe nationale de bobsleigh
Une histoire hors du commun que vit Véronique Fortin
À première vue, l’athlétisme et le bobsleigh n’ont pas beaucoup en commun, à part peut-être le fait qu’on doit se rendre du point A au point B le plus vite possible. Mais Véronique Fortin est la preuve vivante que les deux sports comportent plus de similitudes que ce que l’on pourrait croire.
Après une longue carrière en athlétisme qui a pris fin à l’été 2007, la jeune femme de 29 ans ne croyait certainement pas se retrouver sur l’équipe nationale de bobsleigh, elle pour qui cette discipline était pratiquement inconnue. C’est pourtant bien le cas, un an plus tard.

L’histoire a débuté en janvier dernier quand l’un des entraîneurs de la formation canadienne l’a contactée pour qu’elle participe à des essais au centre d’entraînement à Calgary. Après quelques tests infructueux, un nouvel entraîneur l’a recontactée en avril pour qu’elle puisse tenter sa chance à nouveau. Mieux préparée cette fois-ci, l’athlète qui a été membre du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke durant plusieurs années n’a pas raté sa chance.

«C’était vraiment un sport que j’aimais regarder aux olympiques, mais je n’avais jamais vu un bobsleigh avant avril», relate celle qui fait aujourd’hui partie des neuf freineuses de l’équipe nationale canadienne.

Cette place ne lui garantit cependant pas une participation aux prochains Jeux olympiques d’hiver qui se tiendront à Vancouver en 2010, puisque seulement six ou sept freineuses y seront. Et ce n’est que dans un an qu’elle saura si elle aura la chance de défendre les couleurs du pays. «Je ne saurai probablement pas avant décembre de l’année prochaine», indique celle qui est notamment détentrice d’un baccalauréat en sciences politiques.

Pour Véronique, les prochains mois seront des plus déterminants pour la suite des choses. En fait, ce sont les nombreuses compétitions qui dicteront en grande partie la composition de l’équipe qui aura la tâche de dévaler la piste glacée de Vancouver en février 2010. Alors qu’elle se trouve à Calgary depuis dimanche pour le début de l’entraînement, la Gatinoise parcourra l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche, entre autres, cet hiver, pour prendre part à huit compétitions. «De septembre à la mi-octobre, je suis à Calgary. De la mi-octobre à la mi-novembre, je suis à Whistler puis après ça je suis partie en Europe tout l’hiver», explique-t-elle.

Mais comment une athlète qui pratiquait l’athlétisme pas plus tard qu’il y a un an peut-elle se retrouver à descendre des pentes de glace à 135km/h alors qu’elle ignorait presque tout de la pratique de ce sport ? De la force et de la vitesse. C’est presque tout ce que demande cette invention suisse de la fin du XIXe siècle.

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