Le vice-président de la TROCAO, Jean-François Parent, aimerait bien voir les députés fédéraux plus d'une fois en quatre ans dans les organismes communautaires! (Photo: Patrick Voyer)
Un député doit être présent pour les organismes communautaires
Encore plus que l'empathie, la présence serait la qualité première que devrait posséder le député idéal pour que les organismes communautaires respirent mieux.
«Un bon député a un peu d'empathie et un peu de logique. Ce n'est pas quelqu'un d'extrême qui prône l'élimination de la pauvreté, mais qui est sensible, qui donne signe de vie et qui répond à nos attentes.» C'est ce que croit le vice-président de la Table régionale des organismes communautaires autonomes de l'Outaouais (TROCAO, président du Regroupement des organismes communautaires en santé mentale de l'Outaouais (ROCSMO) et directeur de l'Envol, Jean-François Parent, qui apprécie également les programmes de soutien fédéraux destinés aux plus démunis.
«Mais il faudrait avoir des suivis, précise-t-il. C'est beau de faire une belle promotion d'ouverture, mais il serait bon que la population sache ce qu'on fait avec cet argent-là.» De plus, M. Parent estime que de faire miroiter de l'aide est probablement une des pires choses que pourrait faire un élu.
«Une bonne philosophie serait de ne pas faire de promesses en l'air, de faire des promesses réalisables qui répondent aux besoins de la population et qui aideront des familles de classe moyenne, des gens pauvres et des gens à garder leur emploi.»
Sans oublier les employés et intervenants, qui souffrent de plus en plus d'épuisement physique et psychologique... alors que leur nombre diminue!
Garder le contact
Jean-François Parent rêve au jour où les organismes seront visités régulièrement par les députés fédéraux. «Qu'on ne les voie pas juste une fois aux quatre ans!, s'exclame-t-il en riant. Qu'ils gardent toujours un certain lien au niveau des besoins de la population, des organismes, de ce qui se fait. Qu'ils aillent prendre un repas à la Soupe populaire, par exemple, pour voir la misère…»
«On sait qu'ils portent plusieurs chapeaux, mais l'important est de comprendre que la population a des besoins, paie des impôts, et attend des services en retour.» Une façon aisée de remplir ce mandat est, selon M. Parent, de s'engager directement auprès des organismes pour les épauler dans leurs démarches auprès du gouvernement.
Les réalisations arrivent dans ce temps-là plus rapidement qu'on pense… «En haut de ta tour, c'est facile de critiquer. Mais si tu vas sur le terrain, tu vas trouver les moyens», conclut Jean-François Parent.