Benoit Legros croit dans le renouveau démocratique.
Le candidat marxiste-léniniste dans Pontiac souhaite un renouveau démocratique
Le candidat du Parti marxiste-léniniste du Canada (PMLC) dans le comté de Pontiac, Benoit Legros, espère bien faire avancer ses idées sur le renouveau démocratique, même s'il ne croit pas pouvoir remporter l'élection du 14 octobre prochain
Le PMLC existe depuis maintenant 38 ans et présente des candidats dans plusieurs circonscriptions à travers le pays. «Dans cette élection-ci, nous avons un programme concernant le renouveau démocratique. Nous voulons briser le monopole des grands partis», explique Benoit Legros.
Selon ce dernier, le processus électoral devrait être financé par l'État. «Il faudrait financer le processus et non les partis, ça donnerait des chances égales pour tous», ajoute le candidat marxiste-léniniste.
Le candidat croit par ailleurs que tous les grands partis finissent par représenter les intérêts des riches et des monopoles. «On ne se fait pas d'idées sur le résultat des élections-ci, mais je crois que c'est quelque chose d'envisageable de remporter les élections éventuellement. On ne remet pas ça aux calendes grecques», soutient M. Legros.
D'autre part, il est impératif pour le PMLC que les travailleurs élisent leurs propres politiciens. «Il n'y a pas d'élection sans sélection», lance-t-il. Alors qu'il considère que les libéraux et conservateurs vont dans le même sens, il soutient que l'alternative doit nécessairement venir des ouvriers, qui doivent sélectionner les candidats à la base.
Benoit Legros a aussi fait campagne sur deux enjeux locaux. La crise dans l'industrie forestière, qui affecte notamment le Pontiac, était au cœur de la plate-forme locale du candidat marxiste-léniniste. «Il n'y a pas eu de plan pour venir en aide aux travailleurs. Ils sont dévastés par la crise», lance-t-il.
Le dossier des Algonquins du Lac Barrière est aussi un cheval de bataille du candidat. «L'arrogance du gouvernement fédéral est inacceptable», clame-t-il. Selon Benoit Legros, le gouvernement conservateur avait les moyens de faire évoluer le dossier, mais n'a rien réalisé de concret. «Les Algonquins ont ralenti la circulation sur la route 117. Quel a été la réponse du gouvernement, ils ont envoyé la SQ et utilisé des techniques de soumission par la douleur. Ils ont lancé des gaz lacrymogènes à des enfants de huit ans», conclut-il.