Gare à vous, automobilistes, l'œil du radar vous surveille!
Faire des routes canadiennes les plus sécuritaires du globe, voilà un objectif qui peut paraître ambitieux, mais c'est ce que vise l'opération Impact, qui se déroule jusqu'au 13 octobre. La campagne, qui se déroule pour une 16e année, vise à rappeler aux gens que l'aspect fondamental du travail de policier est de réduire le nombre de décès et de blessés sur les routes.
Alors que s'amorce la longue fin de semaine de l'Action de grâces, la prudence, le port de la ceinture, la sobriété au volant et surtout mettre la pédale douce sur la vitesse sont donc de mise, car les agents de la paix vous auront à l'œil.
Il faut dire que les déplacements sont très fréquents lors de tels congés, et par conséquent, on constate souvent un plus grand nombre de collisions sur les routes. L'an dernier, six personnes ont perdu la vie à travers la province durant ce long week-end automnal fort attendu, et on constate que les victimes sont de plus en plus jeunes. Malgré tout, le bilan routier était plus rose qu'en 2006, alors que 11 automobilistes avaient péri.
Jeudi midi, trois corps policiers de la région, soit le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), la Sûreté du Québec (SQ) et le Service de police de la MRC-des-Collines, ont lancé l'opération en invitant les médias sur le boulevard Maloney Est, près du parc du Lac-Beauchamp. Ceux-ci feront front commun durant quatre jours pour s'assurer que des vies soient sauvées.
On ne sait si c'est parce qu'ils ont été intimidés par les radars, mais aucun automobiliste n'a hérité d'une contravention lorsque la presse était sur place. Seule une motocycliste a reçu un avertissement pour avoir roulé à 87 km/h alors que la limite de vitesse est de 70 km/h.
Dans trois accidents sur 10, les victimes ne portaient pas leur ceinture de sécurité, et l'on pourrait sauver 265 vies à travers la province annuellement si tout le monde s'attacherait comme l'exige la loi. «Réduire le taux d'accidents, ça passe par le comportement des automobilistes. La solution est entre leurs mains, c'est le volant», soutient le directeur intérimaire du SPVG, Mario Harel. Celui qui est aussi porte-parole de l'Association canadienne des chefs de police (ACCP) pour l'Est du pays estime par ailleurs qu'il est difficile d'estimer si les courses de rue sont en hausse à Gatineau.
M. Harel affirme qu'il y a diverses méthodes pour effectuer les opérations policières et rendre les routes plus sécuritaires sur le territoire gatinois. Il y a par exemple les opérations à haute visibilité, qui consistent à ce que plusieurs policiers se postent à deux endroits (l'un fait du radar et d'autres demandent aux conducteurs de se ranger en bordure de la chaussée). «Avec cela, on peut avoir un impact visuel chez les gens», dit-il.
Il y a également des opérations plus isolées, à des endroits ciblés, comme le boul. Maloney. «Le boulevard Maloney, on se le cache pas, c'est une artère clé de la ville, comme les boulevards Gréber, Saint-Joseph ou des Allumettières. Les ingrédients sont tous là pour avoir des problématiques d'accidents», observe-t-il.
En Outaouais, l'an passé, les collisions entre véhicules ont causé 37 décès et 1572 blessés. L'opération Impact est parrainée par l'ACCP, la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) et Transports Canada. Le tout s'inscrit dans la Vision sécurité routière 2010. Tous les services de police sont invités à y participer à travers le pays.