Le capitaine de l’Intrépide de Gatineau, Mathieu Pacheco.(Photo: Michel Moyneur)
Un «C» synonyme de leadership pour Mathieu Pacheco
Tout sport d’équipe confondu, rares sont les joueurs qui peuvent se vanter de jouer le rôle de capitaine à leur année recrue. C’est pourtant le cas du numéro 27 de l’Intrépide de Gatineau, Mathieu Pacheco.
Même si les deux vétérans de l’équipe auraient certainement pu assurer ce rôle cette année, c’est plutôt le joueur de 16 ans qui a hérité du poste convoité en revenant d’un voyage à Jonquière à la mi-septembre.
Et le principal intéressé voit dans ce geste une belle marque de confiance de la part de son entraîneur. «Je vois qu’il (Grant French) a une bonne confiance en moi et qu’on a une bonne relation coach-joueur. Je me sens chanceux», avoue-t-il.
Un bon capitaine au hockey sait se faire respecter de ses coéquipiers et sait quoi faire pour remettre les pendules à l’heure quand rien ne va plus. Et celui qui se décrit avant tout comme un joueur robuste le fait à merveille. Mais c’est plutôt avec ses épaules que son bâton qu’il parle quand la situation l’exige. «Quand ça va mal sur la glace je suis capable de sortir une grosse mise en échec pour ``booster`` l’équipe», dit-il.
Malgré qu’il compile le deuxième plus haut total de minutes de punition depuis le début de la saison chez l’Intrépide, Mathieu Pacheco croit être en mesure d’inscrire environ 30 points cette année grâce, entre autres, à son lancer puissant et sa bonne protection de rondelle. En revanche, il est conscient qu’il doit améliorer quelques facettes de son jeu. «Je dois améliorer la précision de mes tirs, être plus patient avec la rondelle et mieux lire le jeu. Je travaille ça durant les entraînements», explique l’auteur de trois buts et quatre passes depuis le début de la campagne.
Comme tous les hockeyeurs de son âge, l’ailier gauche gatinois s’inspire de certains joueurs de la Ligue nationale pour améliorer son jeu. Jason Smith des Sénateurs d’Ottawa est le modèle du capitaine de l’Intrépide. «Il n’est pas le gros joueur qui fait plein de points, mais il est capable de sortir la grosse mise en échec pour réveiller l’équipe quand c’est le temps», indique celui qui s’alignait avec l’Intrépide de l’Outaouais midget Espoir la saison dernière.
Appelé à commenter la situation du capitaine du Canadien de Montréal, Saku Koivu, qui a fait beaucoup jaser l’an dernier en raison de son incapacité de s’adresser aux caméras dans la langue de Molière, le numéro 27 estime qu’il s’agit d’un choix purement personnel qui revient entièrement au joueur finlandais. «D’après moi, c’est un choix personnel. S’il avait voulu apprendre le français, il l’aurait appris. S’il ne veut pas l’apprendre il a le droit, note-t-il. Le monde dit qu’il le comprend un peu et qu’il est capable de dire une couple de mots. Je trouve que c’est déjà bon parce qu’il n’est pas obligé.»
Et Mathieu Pacheco croit-il que l’Intrépide peut se rendre aussi loin qu’au printemps dernier cette saison? «On a l’équipe pour se rendre loin et même pour gagner la finale», estime-t-il en avouant cependant que les joueurs devront travailler plus fort s’ils veulent y parvenir, eux qui font parfois preuve de relâchement sur la patinoire.