Les professeurs français, Daniel Léon et Viviane Chardonet, les professeurs de LJP, Paul Gagnon et Anne Lanouette et le directeur de l’école LJP, Michel Gobeil entourés de quelques élèves Français et Québécois.
Un prix spécial pour l’enseignant Paul Gagnon
L’enseignant et responsable de l’Échange France-Québec depuis 21 ans, Paul Gagnon, a reçu la Croix de Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques décernée par le ministre de l’Éducation nationale de la France.
M. Gagnon a reçu cette distinction pour son action de promotion de la francophonie
Daniel Léon, l’accompagnateur français et ami de M. Gagnon a eu l’honneur de lui remettre la médaille.
«Quand j’ai reçu la lettre annonçant mon prix, je croyais à une blague de M. Léon. Cependant, lorsque je le lui ai parlé, j’ai compris le sérieux de la chose», a raconté M. Gagnon.
En fait, cette distinction a été instituée sous sa forme actuelle en 1955, mais sa création remonte à Napoléon en 1808. Elle vise à souligner l’apport d’une personne oeuvrant dans le milieu de l’éducation et contribuant à la promotion de la francophonie et de la culture française dans le monde. Bref, ce prix représente le summum d’une carrière en enseignement. Cependant, M. Gagnon ne s’enfle pas du tout la tête. «Cet hommage est arrivé d’un peu nulle part, et je ne le réalise pas encore», a-t-il affirmé.
Cet enseignant a voyagé en France en 1982. «Je me suis rendu compte à ce moment de la grandeur du monde, s’est souvenu M. Gagnon. À mon retour, j’ai voulu partager cette expérience avec les élèves.»
Selon M. Gagnon, ce voyage touche à beaucoup de domaines. «Les jeunes en apprennent davantage sur l’économie, la langue française, l’histoire et la géographie. De plus, c’est une expérience enrichissante gravée à jamais dans leur mémoire.»
M. Gagnon prendra bientôt sa retraite. «Nous avons bien préparé la relève avec Anne Lanouette et Serge Couillard, a-t-il indiqué. De plus, je connais la solidité du programme. C’est donc moins inquiétant.»
L’Échange France-Québec ne profite d’aucune subvention. Malgré tout, elle a toujours survécu. «C’est un projet sans bruit qui amène tout de même de l’eau au moulin», a affirmé le professeur.
En effet, même vingt ans plus tard, certains anciens participants du programme correspondent toujours.
Un jeune Français s’est même installé dans la Petite-Nation, et un jeune de la Petite-Nation a déménagé en France.
Selon M. Léon, les boîtes de Kleenek sont toujours utiles lors des départs. «En deux semaines, des liens forts se créent», a-t-il précisé.
Celui-ci éprouvait une grande fierté au moment de remettre la médaille à M. Gagnon. «Comme il a toujours été présent, il est devenu la cheville, et même la conscience de l’Échange France-Québec», a-t-il déclaré.
Pour M. Gagnon, la plus grande récompense de ce projet reste tout de même le merci d’un jeune. «En troisième secondaire, ils se trouvent dans un âge ingrat où le mot merci a tendance à s’évaporer de leur vocabulaire. Alors, au retour du voyage, quand un jeune te regarde et te remercie, ça fait chaud au cœur», a souligné l’honoré.