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Cinq jeunes prendront la parole sur des enjeux politiques

Concours d'art oratoire à l'école secondaire Hormisdas-Gamelin

Marie Pier Lécuyer par Marie Pier Lécuyer
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Article mis en ligne le 21 octobre 2008 à 11:15
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Cinq jeunes prendront la parole sur des enjeux politiques
Concours d'art oratoire à l'école secondaire Hormisdas-Gamelin
Le terrorisme, l'eau potable, la guerre en Irak, les subventions en culture ne sont pas que des enjeux politiques. Ces sujets pourraient aussi faire partie de ceux défendus ou critiqués par cinq étudiants de l'école secondaire Hormisdas-Gamelin lors d'un concours oratoire, le 3 novembre prochain.
Jérome Rousseau, enseignant du cours de géopolitique a décidé de lancé un projet obligatoire dans son cours offert depuis trois ans au volet international, aux élèves de cinquième secondaire.

Chaque élève devait préparer sa présentation et du nombre, les cinq meilleurs ont été sélectionnés pour le concours. «Si ça peut permettre d'éviter la langue de bois à long terme, c'est tant mieux. Je dis aux jeunes que s'ils ont quelque chose à dire, qu'ils le fassent franchement», lance l'enseignant.

Jérome Rousseau a soumis une liste de sujets à ses élèves, mais chacun était libre d'en proposer un nouveau, qui devait tout d'abord être approuvé. De l'eau potable au terrorisme en passant par l'Irak, l'aide humanitaire ou les subventions en culture, les sujets sont diversifiés. Seule contrainte, les élèves doivent prendre position en étant pour ou contre, leur présentation doit être de cinq minutes et doit contenir au moins une statistique et une citation d'une personnalité qui appuie leurs dires.

Avant l'entrée en scène des différents orateurs, une présentation d'une minute fera référence à plusieurs textes qui ont marqué l'histoire, de René Lévesque à Martin Luther King en passant par Jonh F. Kennedy, Charles de Gaulle et Pierre Elliot Trudeau.

Jérome Rousseau croit que de monter sur la scène de la Salle Desjardins permettra aux jeunes de découvrir leurs forces et leurs faiblesses. «Même si devant le micro certains seront peut-être stressés ou parleront trop vite, ça fait partie de la beauté de la chose, ce n'est pas grave», lance l'enseignant qui croit que les étudiants doivent passer par-dessus leur peur.

Il ignore si son projet sera une réussite ou non, mais son but est de permettre à des jeunes de s'exprimer et de ressentir une certaine fierté en montant sur la scène devant plus de 300 personnes. «Les jeunes pourront se découvrir des talents d'orateur», croit-il.

Un prix du public et un prix du jury seront remis lors du concours, soit un montant de 100$ pour chacun, un don du député provincial, Norm MacMillan.
Les jeunes, des citoyens à part entière
Pour l'enseignant, les jeunes peuvent être des citoyens à part entière, même à quinze ans. «Ils ont beaucoup de choses à dire, mais ça reste toujours dans un contexte de classe. Il faut qu'ils puissent être entendus dans un contexte différent et en plus, ils peuvent vivre une expérience», de dire Jérome Rousseau.
Et selon ce dernier, les jeunes s'intéressent beaucoup à la politique. «Les jeunes aiment la politique, mais pas nécessairement comme elle est en ce moment. Ils aiment la politique pour les grandes idées», d'ajouter l'enseignant.

Il croit aussi que les jeunes ont le sens de la critique. «Les jeunes sont à l'aire du numérique, mais ils aiment raconter et se faire raconter des histoires. Ils ne sont pas justes sur internet et Facebook. Ils sont très critiques en plus»

Jérome Rousseau estime aussi que des projets comme celui-ci démontrent que les écoles publiques peuvent être tout aussi bonnes que les établissements privés. «On peut faire des grandes choses dans une école publique et avoir de la gueule. On peut mettre les jeunes en valeur», clame-t-il.

Et finalement, il se réjouit de promouvoir la langue française par ce concours d'art oratoire. «Tout ça se fera dans la langue française. Il faut se l'avouer, en Outaouais parfois, le français est accessible, mais pas nécessairement de qualité. Et les jeunes sont capables de bien s'exprimer dans un français impeccable», conclut-il.

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