La curatrice publique du Québec, Mme Lavallé, à droite, s'est rendue visiter une personne représentée par son organisme, la semaine dernière.
«C'est clair que le Curateur public est peu ou mal connu des gens» - Diane Lavallée
La curatrice publique du Québec était de passage en Outaouais, mercredi. Diane Lavallée est venue s'entretenir avec des intervenants et rencontrer des personnes inaptes représentées par l'organisme qu'elle représente.
Même si le Curateur public existe depuis plus de 60 ans, les préjugés sont encore très présents à son endroit dans la population. Selon Mme Lavallée, plusieurs personnes continuent de croire que le Curateur public ne fait qu'aspirer l'argent et les avoirs des gens qu'il a sous sa responsabilité.
«C'est clair que le Curateur public est peu ou mal connu des gens. Souvent les gens vont croire que le Curateur public prend les avoirs des personnes et prend leur argent, mais ce n'est pas le cas, soutient Diane Lavallée. On ne fait que gérer l'argent qu'ils disposent pour répondre à leurs besoins. Quelqu'un qui se retrouve sous curatelle publique n'a pas plus ni moins d'argent que lorsqu'il ne l'était pas.»
«En parlant davantage de la responsabilité réelle du Curateur public, je pense que ça va démystifier bien des choses. Des fois, on craint ce qu'on ne connaît pas et ce qu'on entend. L'important c'est de rectifier les propos et donner l'information la plus juste possible», estime Mme Lavallée.
En Outaouais, 280 personnes bénéficient de la représentation légale de la curatrice publique et un peu plus de 1000 autres ont été déclarés inaptes.
Au Québec, l'organisme représente près de 12 000 personnes qu'un tribunal a déclarées inaptes à s'occuper d'elles-mêmes ou de leurs biens. Ce dernier assume également la surveillance de plus de 7000 tuteurs privés de majeurs inaptes et d'environ 4000 autres tuteurs privés responsables de la gestion des biens de personnes mineures.
Mais qui ne se retrouve pas sous curatelle qui veut. La personne inapte doit passer par un processus d'évaluation pratiqué par des experts de la santé et doit recevoir un jugement de la cour, avant toute chose.
«La personne doit subir une évaluation médicale par un médecin. Un travailleur social doit aussi faire une évaluation comme quoi la personne n'est pas en mesure de prendre des décisions pour elle-même et, troisièmement, ça prend un jugement de la cour», explique Mme Lavallée qui a été infirmière et syndicaliste avant de prendre les commandes de l'organisme qui veille à la protection des personnes inaptes en 2006.
Les proportions des causes d'inaptitudes sont la déficience intellectuelle dans 44% des cas, la maladie mentale à 31%, les maladies dégénératives à 17% et les traumatismes crâniens et autres dans 8% des cas.
Même si les maladies dégénératives ne représentent pour l'instant qu'une faible part des gens sous la responsabilité de l'État, Mme Lavallée affirme que ce nombre augmente d'année en année en raison du vieillissement de la population. «On voit augmenter la proportion de personnes plus âgées qui souffrent de maladies dégénératives se retrouver sous curatelle publique», note-t-elle en estimant que la taille des familles et leur dispersion sur le territoire québécois risque de faire grimper le nombre de personnes sous curatelle publique dans les années à venir.
claude filion
Commentaire mis en ligne le 27 juin 2009j`apprécierais savoir quel ministère est responsable du curateur publique.
re:plainte de lenteur à régler un dossier
merçi du renseignement