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L'Outaouais raconté en chansons par des artistes d’ici qui souhaitent se faire entendre!

Michel Moyneur par Michel Moyneur
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Article mis en ligne le 26 octobre 2008 à 16:29
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L'Outaouais raconté en chansons par des artistes d’ici qui souhaitent se faire entendre!
Une photo du groupe prise à l’été 2007 lors d’un concert à la Maison des auteurs.
L'Outaouais raconté en chansons par des artistes d’ici qui souhaitent se faire entendre!
La région de l'Outaouais est riche en histoire. On le sait tous. Ce que peu de gens de savent cependant c'est qu'un groupe de musique éprouve un plaisir fou, depuis plusieurs années, à raconter les personnages fondateurs et les événements historiques qui ont marqué la région depuis sa création.
Ce groupe se nomme Bervil: une liaison des noms des deux penseurs du groupe, Chantal Berniquez et Luc Villemaire. Si le duo compte une trentaine de compositions originales à son actif, une douzaine d'entre elles font directement allusion à l'histoire de l'Outaouais. Pourquoi? La réponse remonte à près de 30 ans!

«C'est né à un moment très précis dans ma vie, c'est-à-dire en juin 1981. J'avais 20 ans à cette époque-là et je quittais la région de l'Outaouais pour des études universitaires. Dans le train qui me menait à Montréal et Québec, je regardais derrière moi et je me demandais d'où je viens. C'est de là qu'est née cette conscience sur l'importance de l'histoire», explique Luc Villemaire.

«Le sentiment d'appartenance et l'identité collective ça ne peut pas naître d'une décision arbitraire d'un gouvernement qui décide de fusionner des villes ou autrement. Ça doit naître d'abord par des personnes qui ont décidé de poser des gestes, des gestes fondateurs», note l'auteur-compositeur-interprète.

Même si le groupe Bervil présente une quinzaine de spectacles par année, ce chiffre semble trop peu pour lui qui souhaiterait en présenter bien au-delà de ça. L’étroite industrie du spectacle est cependant ardue à percer, avoue M. Villemaire. «Ça nous prend une connexion avec l’industrie du spectacle et du disque qui n’est pas encore fait au moment où on se parle. Il en manque peu, mais c’est là qu’il y a peut-être une donne qui nous échappe», explique-t-il.

«Le plus important pour nous c'est de livrer à la population. Plus ce récital va être entendu, plus la population va se sentir concerné et identifié par nos chansons, poursuit l’artiste. La première chose qu'on veut et qu'on se doit de faire c'est de trouver des lieux pour exécuter ce récital et permettre aux gens de nous donner leur appréciation. On doit trouver des planches, des scènes.»

Le duo lance donc un appel aux gens branchés sur l’industrie de la musique qui pourrait l’aider à percer davantage en lui dénichant des endroits et des occasions de montrer davantage son produit au grand public.

Comme l’a si bien fait Gilles Vigneault à l’époque et plus récemment Fred Pellerin à l’aide de contes inspirés de son village natal, Luc Villemaire est d’avis que son œuvre pourrait aussi bien être présenté à l’extérieur de l’Outaouais. «On est persuadé que c'est exportable, lance-t-il. Ce n'est parce qu'on parle des gens et de l'histoire de l'Outaouais que ça n'intéresse que l'Outaouais. Quand Vigneault est arrivé à Québec en 1960 et qu'il nous a parlé de son Natashquan, c'est tout le Québec qui s'y est reconnu à travers ses personnages et sa poésie.»

L'auteur-compositeur-interprète prend aussi exemple sur des groupes plus folkloriques comme les Cowboys Fringants et Mes Aïeux pour démontrer qu’il est possible de percer avec son produit. «On pense qu’avec la popularité que connaissent des groupes qui n’étaient pas, au départ, privilégiés par l’industrie du spectacle et du disque comme les Cowboys Fringants et Mes Aïeux c’est réalisable», estime-t-il.
Les gens qui souhaiteraient contacter Luc Villemaire peuvent le faire au bervil@bervil.com ou au 819 770-6502. De l’information sur le groupe se trouve aussi sur son site Internet au www.bervil.com.

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