Construction de vingt-cinq logements pour le Centre Pierre-Janet
La Fondation Pierre-Janet et ses nombreux partenaires ont présenté cet après-midi le projet de construction de 25 logements supervisés qui abriteront bientôt des personnes souffrant de maladie mentale.
Cet édifice érigé grâce à un investissement de 3,7 millions $ sur le boulevard Labrosse dans le secteur Gatineau, est unique en son genre: les locataires seront supervisés par des professionnels en santé mentale, moyennant 25% seulement du montant de leur loyer. Le reste sera payé par le programme Supplément au loyer. Le but ultime de cette formule est de redonner une qualité de vie et une dignité à ces personnes, qui demeureront alors en société et non en institution.
Les partenaires qui ont cotisé pour ce projet sont la Société d'habitation du Québec (1,5 millions $), la Ville de Gatineau (474 000$), la Fondation Pierre-Janet (300 000$) et l'Agence de santé et de services sociaux de l'Outaouais (147 000$). L'ASSSO octroie également un montant de 900 000$ à la Fondation, enveloppe qui couvrira les salaires des 15 pros de la santé mentale. Et avec la subvention de 43 000$ d'Hydro-Québec, l'immeuble répondra aux normes Novoclimat.
Cette annonce répond partiellement aux préoccupations outaouaises en frais de santé mentale, mais découle surtout de deux axes principaux: l'objectif de la Ville de Gatineau de se doter de 700 logements sociaux d'ici 2009, comme l'a souligné à nouveau le maire Marc Bureau, et le statut particulier de la région en santé, tel que l'a rappelé le PDG de l'ASSSO, Dr Guy Morissette. «Nous voulons que tous les citoyens aient accès à des logements décents dans un environnement de qualité», a précisé M. Bureau.
La députée de Hull, Maryse Gaudreault, et le président du c.a. de la Fondation Pierre-Janet, Pierre Landry, sont heureux des répercussions qu'aura cette initiative sur la vie des patients et sur le système de santé. «Un tel projet aura des retombées considérables sur les services en santé mentale et soulagera le système déjà assez éprouvé», a lancé M. Landry.
«Ces patients n'ont pas besoin d'une lourde infrastructure hospitalière, mais peuvent tout à fait profiter d'une formule d'hébergement plus humaine qui favorise une meilleure intégration dans la communauté développée avec le support de la communauté», a précisé le Dr Morissette.
«Souvenez-vous que la santé mentale est une maladie comme toute autre et mérite qu'on s'y attarde», a conclu M. Landry, peu après que le ministre Benoît Pelletier ait glissé que l'Outaouais est une des régions les plus touchées par les maladies mentales.