La jeunesse marche symboliquement... pour l'eau!
Vêtus de costumes d’Halloween, quelques dizaines d’élèves de l’école du Vieux-Verger, de Gatineau, et de la Elmwood School, d’Ottawa, ne faisaient qu’un, jeudi, et ont effectué une marche symbolique pour l’eau organisée par l’UNICEF, devant le Musée canadien des civilisations.
L’activité, qui se voulait la célébration nationale de la campagne Halloween de l’UNICEF, avait pour but de sensibiliser le peuple canadien à l’importance de l’éducation et de l’accès à l’eau potable dans les pays en développement, particulièrement en Afrique.
Également, en se promenant ainsi malgré le temps froid, les enfants ont pu avoir un bref aperçu de ce que c’est que de devoir marcher chaque jour pendant des heures, sans exception, pour aller puiser l’eau potable nécessaire à une famille. Le lien avec l’importance de l’éducation? C’est que cette réalité observée a une répercussion majeure dans de nombreux pays africains, c’est-à-dire d’empêcher des milliers et des milliers d’enfants d’aller à l’école. Selon la responsable des communications à UNICEF Québec, Sarah Houde, les deux tiers des enfants concernés par cette problématique majeure sont des filles.
En plus d’avoir eux aussi participé à la marche, deux jeunes ambassadeurs de l’organisme, la comédienne québécoise Catherine Brunet et le représentant des enfants pour UNICEF Canada, Bilaal Rajan, ont agi à titre d’animateurs lors d’une activité s’étant déroulée peu après au Musée canadien des enfants. Ils ont dialogué avec les jeunes, chacun dans leur langue respective, sur le pouvoir de l’éducation sur les humains. Ils ont également pu témoigner de l’expérience qu’ils ont vécue en visitant le Burkina Faso et le Malawi.
Il n’est pas étonnant non plus d’avoir fait appel à des jeunes, quand on pense que selon les statistiques de cet organisme mondial fondé en 1946, approximativement 5000 enfants succombent quotidiennement des suites de diarrhées causées par une consommation d’eau non potable et un manque d’accès à des installations sanitaires et hygiéniques. À l’échelle planétaire, UNICEF estime qu’un peu plus d’un milliard de personnes consomment de l’eau provenant de sources non potables.
Cette année, le Malawi et le Rwanda sont particulièrement visés par la campagne Halloween de l’UNICEF. Dans le premier pays, l’un des plus pauvres au monde, 42% de la population doit vivre avec moins d’un dollar par jour et l’espérance de vie ne dépasse guère 41 ans. Là-bas, bien que bon nombre d’enfants soient inscrits à l’école, moins de la moitié d’entre eux atteindront la cinquième année du primaire et à peine 9% iront au secondaire. Dans le deuxième pays, environ 400 000 enfants ne vont pas à l’école et le quart des établissements d’enseignement rwandais ont accès à l’eau potable et possèdent des toilettes.
L’UNICEF prévoit entre autres, à long terme, contribuer à la construction ou la rénovation de 96 écoles au Rwanda et former 80 000 enseignants et enseignantes au Malawi.