Dee, mieux connu sous le "sobriquet" Martin Granger, est en spectacle en pleine soirée d'Halloween à La Basoche. (Photo: Jean-François Dugas)
Un Halloween "powerpop" à La Basoche avec Dee
Le Gatinois Martin Granger (Dee, pour ses millions d'intimes) donne son premier show dans sa ville natale vendredi pour fêter l'Halloween, un spectacle-concept qui lui permettra de présenter avec couleur son nouvel album, Day By Day.
Dee était caché depuis un an derrière ses instruments, qu'il a trimballés de studio en studio pour achever sa deuxième création, un opus à la pochette aussi épurée et bizarroïde que sa musique électro-pop unique. Encore une fois, Martin a dû se casser la caboche pour choisir 11 titres parmi quelques dizaines. Un hyperactif comme lui ne chôme pas…
«La méga-différence avec le premier est que je l'ai pas fait entièrement chez nous. J'ai seulement fait la pré-prod à la maison et le reste à Morin Heights au studio des frères Grand et à Montréal aux Boogy Studios. Ç'a amené des mélodies et une production plus poussées, ça sonne plus étoffé, mais plus simple.» "Simple" ne signifie pas laisser-aller chez Dee, il reste un "gars à plusieurs étages"; son millefeuille musical est toujours aussi riche. «Mais au lieu du beurre, j'ai mis de l'huile d'olive!», ricane-t-il au bout du fil.
Sur ce Day By Day, Dee décolle de sa planète et part à la conquête de la Terre dans son vaisseau électro. La galaxie explorée est la sienne: «J'ai puisé dans des coins un peu plus noirs de ma personnalité, les chansons sont plus exutoires et plus introspectives. J'ai vécu des affaires un peu "rough", mes amis aussi, alors ce sont des sujets qui me touchent dans mon environnement immédiat.»
Pour la musique, Dee aime bien citer deux opposés pour se décrire: «ACDC rencontre Daft Punk! Le problème, c'est que j'ai trop d'inspirations, j'essaie d'en éliminer ou de les marier.» Soit la guitare est au premier plan avec un beat qui incite à la danse ou les échantillons et notes du synthé prennent les devants. Dee expérimente surtout, après il groove et chante…
Le pire est qu'il arrive à tisser un fil conducteur à travers cette jungle de mailles. À l'entendre parler avec énergie et rapidité, facile de comprendre son truc! «La ligne directrice est le fun, me représente bien et je vais pouvoir la faire en show!»
L'Halloween en couleurs
Martin débarque à La Basoche avec ses trois potes deux ans après s'être produit au Barrymore's, à Ottawa. Ce show dont il ne veut vendre aucun mini-punch est le premier de la jeune carrière du multi-instrumentaliste de 31 ans à Gatineau. «Je ne promets rien, je ne veux rien dévoiler. On travaille sur deux concepts… et en même temps, j'ai cassé mon pied, alors ce sera un concept avec une canne!», ironise-t-il en riant.
Peut-être qu'il aura besoin d'une chaise pour soutenir sa folie… «Je joue debout avec ma guitare d'habitude, mais pour moi, ce show va être comme les autres: ça va être bon et je vais pouvoir me concentrer plus sur mon jeu.»
Après deux ou trois minutes, Dee craque et avoue que les costumes seront du spectacle. Et il se paiera un trip de souvenirs dont la teneur en frissons reste mystérieuse…
Le mieux, c'est d'aller vérifier vous-mêmes, vendredi dès 20h, au cabaret La Basoche, 120, rue Principale, secteur Aylmer. Billets: 819 243-8000. Infos:
www.deemusic.com.