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Quinze bougies pour les Éditions Vents d'Ouest!

La série "Éloïk" sera traduite en chinois

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 28 octobre 2008 à 19:30
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Quinze bougies pour les Éditions Vents d'Ouest!
Le coordonnateur des Éditions Vents d'Ouest, Michel Lavoie. (Photo: Patrick Voyer)
Quinze bougies pour les Éditions Vents d'Ouest!
La série "Éloïk" sera traduite en chinois
L'aînée des maisons d'édition de la région de l'Outaouais, Vents d'Ouest, fête ses quinze ans avec un cœur en santé et une volonté décuplée de publier les auteurs régionaux.
Vents d'Ouest a été fondée en 1993 par l'ancien président de l'Association des auteurs de l'Outaouais, Richard Poulin, l'ancienne directrice la Galerie Montcalm, Jacqueline Tardif, et l'avocate Manon Guitard. «Il y avait une maison des auteurs, mais pas de maison d'édition, alors les auteurs ont fait de la pression pour qu'il y en ait une», explique le coordonnateur de Vents d'Ouest et auteur prolifique, Michel Lavoie.

La maison d'édition à but non lucratif reçoit alors un appui instantané des auteurs. Vents d'Ouest fera ses premiers pas en publiant seulement des livres pour adultes, des nouvelles ou des essais. Son offre se diversifie en 1996 avec l'arrivée des romans jeunesse, véritable révolution pour les ados et source de revenus incroyable pour la plupart des maisons.

Vents d'Ouest publie aujourd'hui une moyenne de vingt livres par année, dont quinze romans jeunesse. «C'est notre vache à lait, avoue Michel Lavoie. Les jeunes aiment plus la lecture qu'avant, d'abord par obligation avec les programmes dans les écoles. Près de 80% de nos livres jeunesse sont dans les écoles primaire et secondaire et dans les bibliothèques municipales, évidemment.»
Ouverture d'esprit
Même si la compétition est forte dans le domaine de l'édition, surtout à cause des "best sellers" montréalais, Michel Lavoie estime que Vents d'Ouest se démarque pour une raison bien simple: «On a une ouverture d'esprit sur la région, surtout depuis un an. On publie des auteurs de l'extérieur, mais on donne la priorité aux auteurs de la région –ils représentent 90% des publications. On prend aussi des risques! Et on veut redonner une chance aux ados de l'Outaouais qui veulent publier: on a fait une demande de subvention pour reprendre ça», informe-t-il.
Vents d'Ouest ne court pas après les profits, sa mission l'en empêche. Tout ce que désire le c.a. de cinq personnes est de boucler le budget et donner une vitrine aux créateurs. «On n'est pas là pour faire de l'argent, mais pour publier ce que les autres éditeurs ne veulent pas publier, mais qui est de très bonne qualité…», précise Michel Lavoie, qui multiplie les voyages exploratoires et promotionnels dans la métropole, où la maison est méconnue.
«Éloik» pourrait tout changer
Vents d'Ouest mise gros avec cette série fantastique de 12 livres dont le quatrième tome paraîtra bientôt. Éloïk est tombée dans l'œil d'un éditeur gatinois établi à Hong-Kong et ce dernier a l'intention de traduire la douzaine en chinois.
«On a vendu les droits de traduction, on rêve en couleurs!, lance Michel Lavoie. Si ça marche, Vents-d'Ouest aurait des moyens qu'il n'a jamais eus. Ça nous donnerait plus de chances de publier des gens et de moyens de faire de la publicité. Peut-être pas de publier 40 livres, mais de publier davantage. Des fois, on a de bons manuscrits, mais pas l'argent…»

Michel Lavoie sait toutefois que cette réalité est partagée entre les éditeurs: «Y'a des maisons qui reçoivent des manuscrits et qui ne le lisent pas. Comme Québec Amérique, qui en reçoit 1000 par année! Je les comprends, ils ont des auteurs-maison qu'ils doivent publier.» Vents d'Ouest possède aussi une liste d'auteurs-maison, mais garde toujours une place pour les nouveaux noms.

Avec une bâtisse payée sur la rue Eddy, du plancher en masse, des développements positifs provenant de la Chine, des réviseurs fidèles et des bénévoles exemplaires, Michel Lavoie voit l'avenir avec optimisme et mettrait bien un signet sur cette brillante page de l'histoire de Vents d'Ouest!

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