Une nouvelle hausse de tarif à la STO
Pour une deuxième fois en quelques mois, les usagers de la Société de transport de l'Outaouais (STO) devront payer plus cher à compter du mois de janvier pour utiliser le transport en commun.
La STO a présenté son budget 2009 aujourd'hui qui prévoit une hausse moyenne de 2,5% de presque tous les tarifs. En septembre dernier, la STO avait déjà dû hausser ses tarifs de 4% pour faire face à la hausse du coût de l'essence.
Les augmentations prévues pour janvier 2009 sont sensiblement les mêmes qu'il y avait eu en janvier dernier. Ainsi, il en coûtera 2$ de plus pour l'abonnement mensuel des adultes régulier et express, et 1$ de plus pour ces mêmes tarifs pour les étudiants. Le tarif aîné augmente aussi de 1$. Pour l'abonnement mensuel, il n'y a pas de changement pour l'interzone.
En ce qui concerne le coût du billet, il augmentera de 0,10$ pour les adultes et de 0,05$ pour les étudiants et les aînés. Pour l'interzone, le coût augmentera de 0,20$ pour les adultes et de 0'10$ pour les étudiants et les aînés. Le supplément pour l'express reste le même.
Cette année, la STO a aussi décidé d'augmenter le montant payé comptant pour un passage qui passera à 3,25$ pour le régulier (hausse de 0,10$) et à 5,60$ pour l'interzone (hausse de 0,20$). Le laissez-passer d'un jour subit lui aussi une augmentation de 0,50$. Seul le coût de la carte à puce n'a pas été augmenté.
Les usagers ne seront pas les seuls mis à contribution. Une fois de plus, la STO demande un investissement de 4,3 millions $ à la Ville de Gatineau, la plus forte augmentation de son histoire. La quote-part de la Ville s'élèverait à 34,8 millions $ en 2009 si cette demande est acceptée.
Hausse raisonnable
Le président de la STO, Patrice Martin, a mentionné qu’il croyait que la hausse des tarifs annoncée pour janvier 2009 était raisonnable dans la situation actuelle. «C'est un tour de force considérant l'accroissement de la demande et la hausse du coût de l'essence», explique-t-il.
L'accroissement, entre autres, est un facteur qui engendre des coûts additionnels à la STO, souligne-t-il. Ces coûts doivent être assumés par quelqu'un. Les usagers ne défraient que 37% du coût réel du transport.
Patrice Martin affirme que la STO a réussi à découper la tarte de façon équitable entre ses deux principaux bailleurs de fonds, les usagers et la Ville. «Il n'y a pas une volonté de demander plus à l'usager», a confié M. Martin.
Ce dernier souhaiterait plutôt que d'autres sources de revenus stables et surtout prévisibles, viennent s'ajouter à ces deux bailleurs de fonds existants. «On pourrait avoir quelque chose comme en Europe où les entreprises contribuent et où le gouvernement aide.»