Le responsable des «Boum» du Plateau et vice-président de l’Association des résidents du Plateau, Michel Marcotte, à l’arrière, accompagné de quelques parents du comité organisateur ainsi que de plusieurs jeunes, lors de la première «Boum» de l’année scolaire 2008-2009. (Photo: Daniel LeBlanc)
Les «Boum» du Plateau: une tradition dansante pour les 10 à 14 ans!
Qui a dit que les soirées dansantes destinées aux jeunes adolescents n’existaient plus? Certes, il y en a beaucoup moins qu’avant, mais depuis cinq ans déjà, un comité de parents bénévoles s’occupe des «Boum du Plateau», organisées trois fois par an, soit à l’Halloween, à la Saint-Valentin et tout juste avant les vacances d’été des écoliers.
Ces danses, qui ont lieu de 19h à 22h, sont si populaires qu’elles attirent trois fois plus de jeunes qu’au tout début, en 2004. À preuve, lors de la visite de La Revue , pas moins de 450 ados âgés de 10 à 14 ans étaient massés dans le gymnase de l’école primaire du Plateau, qui sert de grand plancher de danse, et le centre communautaire adjacent, où l’on y retrouve entre autres une petite cantine.
«Ça connaît tellement de succès qu’on attire plus seulement des jeunes du Plateau, mais aussi du Mont-Bleu et du Collège Nouvelles-Frontières», souligne le responsable de l’activité et vice-président de l’Association des résidents du Plateau (ARP), Michel Marcotte. Celui-ci dit que l’idée d’organiser un tel événement festif est venue d’un groupe de parents des environs, il y a plus de cinq ans. «On voulait réinventer les danses d’école. Il n’y avait rien pour les préadolescents, alors on a décidé de se prendre en main et d’agir», indique-t-il, ajoutant que l’argent amassé à la cantine, par exemple, est réinjecté dans le centre pour ados. «C’est rentable, mais ce n’est pas le but premier», dit-il.
Afin que tout se déroule correctement, diverses règles sont en vigueur lors de ces soirées réservées exclusivement aux jeunes de 10 à 14 ans. La bonne humeur doit être au rendez-vous, aucun téléphone cellulaire n’est accepté et on doit avoir l’âge requis, car des surveillants s’assurent de demander les cartes d’identité s’ils ont des doutes! Au fond, c’est un peu le monde à l’envers, car une telle situation est connue surtout pour l’âge légal de 18 ans dans les discothèques.
Un autre règlement auquel la vingtaine de parents tiennent mordicus: si les jeunes sortent de l’édifice, pas question qu’ils reviennent, tout ça entre autres dans le but d’éviter des allées et venues trop fréquentes.
«On est chanceux, car depuis le tout début, on n’a pas vraiment de problèmes», de dire M. Marcotte, soulignant que le groupe d’âge ciblé par les «Boum» n’est pas véritablement une problématique dans le secteur. «Ceux qui traînent, ce sont souvent plus les adolescents plus âgés. Ceux qui viennent ici sont bien encadrés et il n’y a pas d’abus. On veut leur montrer qu’il y a moyen d’avoir du plaisir sans tout briser ou perdre son temps», soutient-il.
«S’il y avait plus d’associations de résidents qui mettaient sur pied de telles activités, ce serait plaisant. Mais c’est certain que ça prend des gens. C’est dommage que le comité de la danse de Saint-Jean-Bosco ait dû lancer la serviette, par exemple, mais c’est très compréhensible», affirme Michel Marcotte.
La prochaine «Boum» du Plateau se déroulera en février, mois où l’on célèbre la fête de l’amour.