Les légendes et la culture de l'Outaouais… racontées en BD!
De Gatineau à la Petite-Nation, en passant par Saint-Pierre-de-Wakefield, l'Île-du-Grand-Calumet, Montebello et Maniwaki, la région de l'Outaouais cache d'innombrables trésors et plusieurs légendes sont racontées à son sujet. C'est dans cet esprit que le bédéiste Christian Quesnel, l'auteur Raymond Ouimet et une dizaine d'artistes de la région signent le recueil de 216 pages intitulé Le Projet Outaouais.
L'idée d'un tel livre est venue il y a quelques années, alors que Christian Quesnel avait publié avec l'aide de Raymond Ouimet, un recueil de bande dessinée qui retraçait les grandes lignes du grand feu de Hull, survenu en 1900. «Il y avait eu tout un engouement de la part du public pour ce genre d'histoire. On s'est dit: pourquoi pas faire un projet où l'on raconterait plusieurs histoires sur la région?», de dire le principal intéressé.
«Ça fait deux ans qu'on travaille là-dessus. C'est la plus grosse publication de bande dessinée à avoir parue au Québec», lance celui qui réside à Saint-André-Avellin. Selon lui, chaque ville, quartier, village ou même chaque rang de campagne fourmille de petites histoires, qui, mises ensemble, font de nous ce que nous sommes.
Dans le bouquin, dix lieux sont visités et on y retrouve entre autres des histoires aussi farfelues que des combats de boxe clandestins prenant place dans le sous-sol du magasin à escomptes Tante Marie, sur le boulevard Gréber, dans le secteur Gatineau. Cette partie du recueil est signée par une bachelière en bande dessinée de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), Iris Boudreau. Place donc à l'imagination! Une autre histoire, illustrée par Saint-Georges, parle de la légende selon laquelle un monstre se cacherait sous l'eau du lac Blue Sea, dans le nord de la région.
Question de bien mettre en contexte les lecteurs, des textes poétiques et historiques ont aussi été greffés au livre. Le but ultime de Christian Quesnel avec la sortie de cette œuvre littéraire? «Je veux que les gens aient de plus en plus soif de se voir. Je veux créer une demande et contribuer à faire connaître les artistes d'ici. Certains ont publié pour la toute première fois de leur vie», dit-il. «Je souhaiterais aussi qu'on démystifie ce qu'est la bande dessinée. Ce n'est pas seulement les Schtroumpfs», ajoute-t-il.
Avouant ne pas aimer prétendre que cet ouvrage littéraire pourra certainement plaire aux 7 à 77 ans, puisque le public cible du Studio coopératif Premières Lignes est la tranche des 16 à 35 ans, l'artiste estime par contre que la curiosité d'un plus large public sera piquée avec Le Projet Outaouais.
Maintenant que ce recueil de bande dessinée, le petit «bébé» de Christian Quesnel et de ses acolytes, est sorti sur les tablettes des magasins, les projets sont loin de manquer pour le studio Premières Lignes.
Tout d'abord, le samedi 8 novembre à Montréal sera lancé le recueil intitulé Dix fois /Kymmenen kertaa, le fruit d'un échange artistique entre des bédéistes québécois et finlandais. Au total, une dizaine d'artistes ont mis la main à la pâte dans ce projet transatlantique.
Plusieurs activités spéciales sont aussi à prévoir au printemps alors que le cinquième anniversaire du studio sera célébré en grande pompe. La collection de bande dessinée 4X4 , qui consiste en des mini-recueils que les gens pourront se procurer moyennant quelques dollars dans des distributrices sises près des arrêts d'autobus, est aussi à venir.
L'album de bande dessinée «Le Projet Outaouais» est disponible dans la majorité des librairies et dépanneurs de la région depuis le 22 octobre. Informations:
www.premiereslignes.ca.