Les jeunes Alexis Nadeau et Betina Stanescu se sont fait un plaisir de servir leurs clients, Johanne Beausoleil et Christian Nadeau, samedi, lors du déjeuner-bénéfice au profit de Tennis Outaouais Performance.
Un premier déjeuner-bénéfice couru que celui de TOP!
L’élite du tennis en Outaouais a été encouragée de belle manière, samedi matin, alors que plusieurs dizaines de personnes se sont laissé servir le petit-déjeuner par les tennismen de Tennis Outaouais Performance!
L’activité qui avait lieu au Café Van Houtte du boulevard St-Joseph, dans le secteur Hull, servait de première campagne de financement pour l’organisme qui agit comme un tremplin pour les meilleurs joueurs de tennis de la région.
Les 22 athlètes de TOP et leurs parents ont mis de côté leurs raquettes et leurs balles pour se transformer en serveurs, le temps de quelques heures. Les organisateurs étaient d’ailleurs très heureux de la réponse du public. «On avait dit qu’on commencerait à 8h30, mais il y avait déjà des gens à 7h45!», explique Mathieu Toupin, l’un des deux entraîneurs de TOP.
Mis sur pied il y a à peine quelques mois, Tennis Outaouais Performance a pris beaucoup plus d’ampleur que ce que croyait au départ l’entraîneur. «On avait en tête d’encadrer 10 à 12 athlètes pour partir tranquillement. Mais avec 22 à notre première année, c’est déjà le double de ce qu’on pensait, explique-t-il. Si ça continue à ce rythme là, on pourrait monter à 30 ou 40 athlètes l’année prochaine.»
Celui qui se veut l’un des grands manitous de la création de TOP est d’avis pour dire qu’un tel programme dans la région aurait dû être créé bien avant cette année. «Définitivement parce qu’en 2001 le tennis de haut niveau a arrêté, en partie, parce qu’un organisme comme le nôtre n’était pas là pour soutenir financièrement les parents. On parle d’une facture entre 5000$ et 10 000$ par année pour quelqu’un qui s’entraîne sérieusement, soutient Mathieu Toupin. On aimerait qu’une partie de ces coûts-là ne soient pas déboursés par les parents, mais par nous.»
L’organisation de développement de l’élite doit cependant faire face à un problème qui ne date pas d’hier: la rareté des terrains pour pratiquer. «Il y a un potentiel assez incroyable dans la région, mais l’infrastructure est manquante», admet M. Toupin.
Et l’année prochaine se présentera comme un défi pour ce dernier et les jeunes tennismen puisque Gatineau a prévu dans son budget remettre à neuf les terrains du parc Moussette et de l’école secondaire de l’Île, là où ont lieu les entraînements. «L’année prochaine va être une année difficile, mais au moins après on va pouvoir compter sur un endroit avec huit beaux terrains, ce qui n’est pas le cas en ce moment», avoue l’entraîneur.
Selon lui, la popularité grandissante du sport jumelé à l’augmentation de la population fait en sorte de créer une rareté des terrains. La solution serait simplement d’en ajouter pour répondre à la demande croissante. «Pour nous c’est toujours un défi parce que les citoyens qui paient des taxes veulent aller jouer au tennis le soir, et ça se comprend. Quand ils arrivent et que sur quatre terrains nous on en prend deux, ils trouvent toujours ça difficile à voir. Alors, oui on aurait besoin d’autres terrains», dit-il.
Rappelons qu’à Gatineau, on dénombre 71 terrains de tennis, soit approximativement une moyenne d’un terrain par 3521 personnes. Certains secteurs de la ville ne possèdent cependant pas de terrains comme c’est le cas par exemple pour le Plateau de la Capitale, dans le secteur Hull.
L’une des principales raisons évoquées pour expliquer la création de TOP, cet été, était les Jeux du Québec de 2010 qui auront lieu dans notre cour. L’objectif de présenter les meilleurs athlètes possible lors de cette compétition majeure n’a certes pas changé depuis.
«Jusqu’à il ya un an, les joueurs s’entraînaient à gauche et à droite et certains devaient traverser du côté d’Ottawa. Mais là, tous ces jeunes-là vont se présenter à un week-end de sélection au début 2010 pour savoir qui va aller aux Jeux du Québec, ce qui va nous permettre d’avoir une bien meilleure équipe pour représenter l’Outaouais», explique Mathieu Toupin.