Jacques Salomé sera de passage en Outaouais le temps de quelques jours.
«La communication est la sève de la vie» - Jacques Salomé
L'Outaouais recevra de la grande visite, avec la venue du conférencier de réputation internationale, Jacques Salomé. Il fera un arrêt de quelques jours, question de donner quelques conférences et ateliers et rappeler l'importance de communiquer avec les autres, mais aussi avec soi.
Le 13 novembre, il donnera une conférence au CÉGEP de l'Outaouais, où il traitera du sujet de son dernier ouvrage qui s'intitule «À qui ferais-je de la peine si j'étais moi même?. «C'est un livre sur les autosaboteurs. Un autosaboteur, c'est quelqu'un qui a un comportement, une conduite ou une parole qui va déclencher ce qu'il ne veut pas», explique M. Salomé. Ce dernier prend l'exemple de la peur d'être quitté par son conjoint. «La personne va encore plus se coller, voire même harceler l'autre, et ça déclenche ce qu'elle redoute.»
La motivation d'écrire sur ce sujet lui est venue en regardant des gens qui avaient tout pour être heureux dans la vie, mais qui ne l'étaient pas. «Ils s'arrangent pour maltraiter sa vie», précise-t-il. Après beaucoup d'interrogation à ce sujet et quatre ans d'écriture, il trouve le résultat final très stimulant.
En plus de donner une conférence, il offrira aussi deux journées d'ateliers pour apprendre à mettre en pratique les notions apprises durant la conférence. Jacques Salomé espère apprendre aux gens à être fidèle à soi-même, à s'aimer, se respecter et à se responsabiliser. «On a du mal à être heureux dans cette culture judéo-chrétienne présente en France et au Québec», de dire le conférencier.
La communication, un outil essentiel
Par ailleurs, il sera aussi de passage à la Commission scolaire au Cœur-des-Vallées, les 8 et 11 novembre, pour deux conférences distinctes. La première sera pour le personnel, sous le thème Et si on s'apprenait mutuellement à communiquer et la seconde, offerte aux parents d'élèves de la commission scolaire, traitera des fonctions parentales qui permettent aux enfants de devenir des citoyens autonomes et engagés.
Pour Jacques Salomé, la communication est un cheval de bataille. «Je veux que la communication soit une matière à part entière dans les écoles, comme les sciences, l'anglais et les mathématiques», ajoute-t-il.
C'est de ce manque de communication que parlera l'auteur lors de la conférence offerte au personnel de la CSCV. «On ne sait pas mettre des mots, donc on met des maux», croit-il.
Jacques Salomé soutient que pour qu'une société communique, il doit y avoir des règles d'hygiènes relationnelles. «Prenons l'exemple du permis de conduire. En France, il a été instauré en 1905. Avant, les gens conduisaient selon leurs habiletés. (…) C'est la même chose en communication, c'est comme si c'était en 1904, avant les permis de conduire», raconte-t-il.
L'arrêt de la violence se ferait donc par la communication. «C'est la sève de la vie», lance-t-il. Il croit aussi à un malentendu, alors que les gens disent communiquer, mais qu'ils sont plutôt informés. «Communiquer, c'est mettre en commun», d'ajouter l'auteur.
Celui qui avoue avoir longtemps été un infirme, un handicapé de la communication, soutient qu'il peut y avoir des malentendus et de la souffrance qui peut être engrangée par un manque de communication.
Jacques Salomé offrira deux conférences aux parents et au personnel de la CSCV, les 8 et 11 novembre. Il sera aussi au CÉGEP de l'Outaouais pour une conférence le 13 novembre (25$ adultes, 20$ étudiants). 14 et 15 novembre, ateliers, au Club de golf Tecumseh (225$ adultes, 175$ étudiants). En vente à la libraire Rose-Marie et à la librairie du Soleil.