Concours d'art oratoire: Une expérience enrichissante pour cinq étudiants
Marianne Laplante et Marjorie R. Fréchette en sorte gagnante
Cinq étudiants ont pu vivre une expérience unique cette après-midi, alors qu'il participait au concours d'art oratoire organisé à l'école secondaire Hormisdas-Gamelin, par le programme d'éducation internationale. Le décrochage scolaire, la dépendance aux jeux vidéo, la drogue et l'alcool au volant, le pouvoir des médias et la censure étaient au menu.
Charles Laroque a été le premier à monter sur la scène de la Salle Desjardins de l'école secondaire Hormisdas-Gamelin. Il a d'ailleurs décidé d'aborder un thème qui touche les jeunes, soit la dépendance aux jeux vidéo. L'étudiant de cinquième secondaire a d'ailleurs raconté que lorsqu'il était en secondaire 3, il jouait beaucoup trop au jeu World of warcraft. «En tout, j'ai joué 1992 heures, l'équivalent de 83 jours. C'est un tiers de mon temps», a-t-il raconté. Il croit par ailleurs que c'est une vraie drogue.
Mélissa Frappier a pour sa part décidé d'aborder le décrochage scolaire. «La faible scolarité a des conséquences négatives, de dire l'étudiante. À Hormisdas-Gamelin, 20% des jeunes ne finiront pas leur secondaire.»
Josam L. René s'est attardé à la censure, une véritable forme de dictature selon lui. Il a pris en exemple la Chine, qui, raconte-t-il, a des milliers de policiers qui scrutent le web à la loupe pour s'assurer que les informations de l'extérieur ne soient pas communiquer aux Chinois. «Et ce n'est pas le seul pays…», ajoute-t-il.
Marianne Laplante s'est intéressée aux médias et aux publicités qui influencent les jeunes. C'est d'ailleurs elle qui a remporté le prix du jury, qui consistait en une bourse de 100$ et le trophée Stanislas-Gamelin. Elle a pris en exemple les publicités qui poussent les femmes à être plus minces, voire anorexiques.
La gagnante du prix du public (avec 201 votes sur 280 élèves) et d'une bourse de 100$, Marjorie R. Fréchette a livré un vibrant discours sur l'alcool, la drogue et la vitesse au volant. Elle a d'ailleurs rappelé le cas de son meilleur ami qui est à l'hôpital depuis le mois d'août, après être embarqué en voiture avec quelqu'un sous l'influence de la drogue et de l'alcool. «Je suis en désaccord avec ces gens sans conscience qui osent mettre leur vie et celle des autres en danger pour un party bien arrosé», a-t-elle raconté.
Malgré la nervosité de monter sur la scène devant 280 élèves, les cinq participants se sont dit satisfaits de leur expérience.