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Circonscription de Chapleau: le Parti québécois jette son dévolu sur Yves Morin

Michel Moyneur par Michel Moyneur
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Article mis en ligne le 11 novembre 2008 à 21:59
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Circonscription de Chapleau: le Parti québécois jette son dévolu sur Yves Morin
Le candidat du Parti québécois dans la circonscription de Chapleau, Yves Morin.
Circonscription de Chapleau: le Parti québécois jette son dévolu sur Yves Morin
Les jeux sont faits dans la circonscription de Chapleau. Après l'investiture de Marc Carrière avec le PLQ et Gilles Taillon avec l'ADQ, voilà que le Parti québécois a arrêté son choix sur celui qui tentera de se retrouver à l'Assemblée nationale: Yves Morin.
Âgé de 47 ans et père de trois enfants, Yves Morin enseigne la philosophie aux étudiants du Cégep de l'Outaouais depuis 1990.

Bien qu'il en soit à une première campagne électorale comme candidat, M. Morin n'en est pas à ses premières armes en politique provinciale. Membre actif des conseils exécutifs du Parti québécois de 1988 à 1994, le Gatinois a aussi agi à titre de directeur de campagne des candidats Jean Alfred en 1989 et de Jocelyne Gadbois en 1994.

Pour le candidat péquiste, il ne fait aucun doute que l'élection actuelle a été déclenchée de manière prématurée par le premier ministre Charest. «Je veux rétablir le lien de confiance entre les politiciens et les citoyens dans le contexte de l'élection présente, une élection précipitée», soutient M. Morin.

Selon lui, Jean Charest n'est plus l'homme de la situation pour gouverner le Québec. «Si monsieur Charest avait préparé le Québec pour affronter la crise économique comme il l'affirme, ça veut dire qu'il n'avait pas besoin de déclencher l'élection. Nous devrons donc changer de chauffeur pour la suite des événements», estime-t-il.

Celui qui fera de la jeunesse, la famille et l'emploi ses principales priorités au cours du prochain mois n'écarte pas la question de la souveraineté même si cette dernière ne figure pas dans les priorités immédiates du PQ.

«Ce n'est pas l'enjeu de la présente élection, mais ça reste une des valeurs du Parti québécois. Cette question reste importante pour notre parti et pour les citoyens en général, comme solution au contexte dans lequel nous sommes», indique M. Morin.

Appelé à commenter le rejet de la candidature de Jean-Claude St-André dans la circonscription de l'Assomption, le candidat gatinois dit supporter Pauline Marois dans sa décision. «C'est bien sûr malheureux qu'une telle situation arrive, mais comme le disait Mme Marois, au PQ, on a le droit à la dissidence, dit-il. Je pense qu'on peut maintenant passer à l'étape suivante, c'est-à-dire l'élection.»

M. St-André a été écarté parce qu'il a refusé de se rallier au changement du programme du parti voulant que la question de la tenue d'un référendum le plus tôt possible soit abandonnée. Cette décision controversée a d'ailleurs fait des vagues, en fin de semaine dernière, alors qu'une quinzaine de partisans de M. St-André ont manifesté lors d'un rassemblement du PQ à Montréal.
Une bataille difficile
Bien conscient que la lutte sera difficile contre Marc Carrière et Gilles Taillon, Yves Morin croit tout de même en ses chances de l'emporter.
«Effectivement, j'ai des adversaires sérieux, des politiciens professionnels, mais on va essayer de faire le mieux possible et défendre les valeurs de nos concitoyens du comté de Chapleau et celles du Parti québécois. Je suis réaliste, mais il reste que c'est quelque chose de possible», croit le candidat péquiste.

Selon lui, même si ses adversaires possèdent une impressionnante feuille de route, il s'estime tout de même le mieux placé pour succéder à Benoît Pelletier pour qui il n'a d'ailleurs que de bons mots.

«L'une des raisons qui m'a poussé à poser ma candidature dans le comté de Chapleau c'est le départ de Benoît Pelletier. Même s'il était dans un parti adverse, j'ai beaucoup apprécié ses mandats, avoue-t-il. Je pense que dans la perspective du bon travail qu'il a fait, je suis le meilleur candidat pour être capable de lui succéder.»

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