Bientôt un verre de lait frais à la santé de l'Outaouais!
Dans quelques mois à peine, les citoyens de la région pourront faire un toast pour célébrer l'ouverture officielle de la nouvelle laiterie de l'Outaouais. Cette usine d'une superficie de 13 500 pieds carrés, qui emploiera une quinzaine de personnes si on exclue les distributeurs, ouvrira ses portes en 2009.
Presque deux ans jour pour jour après que la laiterie Château, dans le secteur Buckingham, ait fermé ses portes, le comité de relance de la laiterie a procédé à la première pelletée de terre de la toute nouvelle usine, mercredi matin. Les coûts de construction sont évalués à 3 millions $.
L'entreprise, qui aura pignon sur rue sur le chemin Industriel, tout près de l'aéroport dans le secteur Gatineau, aura une capacité de production annuelle de 10 millions de litres, soit la même que l'ancienne laiterie. Pasteurisation, homogénéisation, embouteillage et distribution seront les quatre principaux types d'activités de l'usine, qui produira bien sûr du lait, mais aussi du lait au chocolat, de la crème et peut-être même de la crème glacée.
«L'Outaouais a dit non à devenir un marché de consommateurs. On arrive aujourd'hui à l'aboutissement d'un grand projet», s'est exclamé le directeur général de la Coopérative de développement régional Outaouais Laurentides, Patrick Duguay, devant une foule d'une centaine de personnes. Alors que la campagne électorale bat son plein au Québec, de nombreuses personnalités politiques étaient présentes pour assister à cet événement tant attendu. Près de 5000 familles, citoyens et entreprises ont appuyé le projet en se rendant sur le site web ces derniers mois et la population s'est déjà engagée à consommer environ 1,4 million de litres de ce liquide reconnu pour ses bienfaits sur la santé.
«Souvent on demande aux citoyens de se mobiliser contre des choses. Là, on leur demandait de se mobiliser pour quelque chose, et ça, on l'a vu, ça peut porter fruit. Si ça porte fruit pour sauver un candidat à Star Académie, est-ce qu'on peut se rendre compte que pour une question aussi importante que notre production agroalimentaire, les gens pouvaient se mobiliser», a indiqué fièrement M. Duguay. Celui-ci estime qu'il aurait été tout à fait absurde d'accepter que le lait soit produit localement, transformé à Montréal pour ensuite être vendu ici.
Les architectes sont présentement au travail afin de s'assurer d'un parfait arrimage des plans de l'usine et des équipements. Par la suite, au cours du mois de décembre ou au plus tard au début de l'année prochaine, les travaux d'excavation pourront débuter. Sans vouloir s'avancer en disant un mois précis, Patrick Duguay soutient qu'il est certain que le lait sera produit puis vendu sur les tablettes des dépanneurs, Loblaws, Metro et IGA de ce monde au cours de l'année 2009. Et quel nom portera ce fameux lait lorsqu'on le retrouvera au magasin? «Il n'y aura pas de petit nom. On ne veut pas de cachoteries ou de marketing déguisé, car on veut mettre l'Outaouais en valeur. Il s'appellera donc ``Le lait de la Laiterie de l'Outaouais``», a lancé M. Duguay.
Par ailleurs, le député de Papineau, Norman McMillan, a accepté de commenter le fait que la laiterie ne soit plus située dans le secteur Buckingham mais plutôt à Gatineau. «Ça importe peu. L'important, c'est que ça recommence et qu'il y ait des emplois», a-t-il dit, ajoutant que l'emplacement n'est qu'à quelques kilomètres plus à l'ouest.
Fait à noter, 640 personnes sont d'ores et déjà membres de la coopérative des consommateurs de la laiterie de l'Outaouais, et ce nombre est en hausse constante. M. Duguay a tenu à souligner que le plus jeune membre est la petite Anne-Sophie Bouchard, âgée d'à peine six mois, tandis que le doyen est Jean-Paul Fournier, âgé de 92 ans. Même la moitié des membres du conseil municipal de Gatineau ont déjà assuré qu'ils s'abreuveraient de ce «tout nouveau» lait, et les médias de la région ont accordé l'équivalent de 125 000$ en publicité gratuite au comité de relance.
«C'est définitif qu'il y a un marché. On connaissait les volumes de l'ancienne laiterie et on veut conquérir le même marché», a indiqué le président directeur général de la Laiterie de l'Outaouais, Georges Émond, précisant ne pas nécessairement vouloir surpasser le volume de production de la laiterie Château, mais l'égaler à tout de moins. Quant à la possibilité de vendre le lait à l'extérieur de la région, rien n'est encore décidé, mais les responsables affirment vouloir se concentrer d'abord et avant tout sur l'Outaouais.
jacques dagenais
Commentaire mis en ligne le 16 novembre 2008j'ai regarder le reportage de la semaine verte a radio canada sur le beau proget que vous avez reusi moi j'ai eu une ide a vous proposer le nouveau lait electronic distrebuer de perte a porte chaque semaine par des laiters les commende serrais fait par internet dans chaque foyer qui on internet voici le nouveau lait electronic