Un avant-goût de Pascal Galipeau
Un premier disque avec «Portrait d'un périple»
Portrait d'un périple n'est qu'une parcelle du projet musical qui anime Pascal Galipeau depuis les dernières années. S'il a choisi de lever le voile sur cet extrait, c'est question de se faire connaître, de montrer qu'il est bien vivant et qui il est en tant qu'artiste.
Le gagnant dans la catégorie compositeur-interprète, cuvée 2002 du défunt concours Tout Nouveau Tout Show, a mis du temps avant de se lancer dans l'aventure d'un premier disque. «C'était la première fois que je montais sur une scène à ce concours. J'étais pas bon! Je ne pensais même pas gagner… Après, je me suis dit que si ce concours a donné un coup de pouce à des artistes comme Pierre Lapointe et La Chicane, je devais aller me former.»
Il a donc pris la décision de suivre des formations en chant, en interprétation pendant quatre ans, en plus de lire beaucoup de livres. «Je voulais avoir des outils, participer à d'autres concours et monter des spectacles avant.»
Il voulait aussi trouver sa propre signature musicale avant de graver ses œuvres à jamais sur un disque. «Je ne pouvais faire un disque avec ce que je faisais avant, j'avais pas le goût. Portrait d'un périple, c'est le reflet de ce que je suis vraiment en tant qu'artiste. Le but de l'album, c'est surtout de me dénicher une équipe pour que je puisse me concentrer à la création.»
Inspiré par ce qu'il a vécu, Pascal Galipeau a conçu ces musiques et ces textes qui s'englobent dans un vaste concept musical de quatre chapitres: le goût de l'amour, le goût de la mort, le goût de la vie et paysages et lieux communs.
«Je me compare à un peintre qui travaille à son tableau sans savoir nécessairement au début le résultat final. Il se laisse guider… Moi, ça m'a mené vers cette œuvre lyrique.»
Ce périple émotionnel et métaphorique nous amène dans les extrêmes, que ce soit l'amour total ou le désespoir profond. «Y'a certaines chansons qui sont très joyeuses, très belles et même sensuelles…», souligne l'auteur-compositeur-interprète.
Pour arriver à cette œuvre majeure qui comprend 24 chansons, Pascal Galipeau a usé ses crayons sur une cinquantaine de chansons. «Je suis très critique face à mon travail. Mais tout convergeait vers ce type disque concept.»
Puis, ce qu'il ne pouvait pas mettre en musique, il l'a traduit en nouvelles qui viennent appuyer le disque concept, qui seront peut-être publiées un jour ou l'autre.
«Dans le fond, ça raconte un processus de deuil. Un processus qui nous change complètement. J'ai voulu créer un univers particulier, l'expression de ce que je suis vraiment.»
Aux guitares et aux instruments plus communs sont venus se greffer un violoncelle et un violon. «Grâce aux arrangements de Marc-André Cuierrier, qui est également le coréalisateur du disque, j'ai pu trouver ma signature musicale. Juste la trame sonore était belle. Je ne pouvais pas concevoir que j'allais chanter là-dessus! Mais c'est bon, ça sonne presque comme un orchestre de chambre», s'étonne encore l'artiste.
Après le lancement du disque, Pascal Galipeau a l'intention de présenter l'intégrale de son concept sur scène et dans la région d'abord, vers le mois de mars. Un spectacle auquel il intègrera quelques pièces plus rigolotes, question de faire passer des larmes aux rires son auditoire. Bien sûr, il souhaite également faire voyager sa musique aux quatre coins du Québec par la suite.
Lancement de «Portrait d'un périple» de Pascal Galipeau, le 19 novembre à 17h au Café 4 Jeudis (44, rue Laval, secteur Hull). Prestation à 18h.