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À la défense des droits des individus

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 14 novembre 2008 à 12:53
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Vincent Greason explique les desseins des groupes de défense collective des droits de l'Outaouais.
À la défense des droits des individus
Les groupes de défense collective des droits de l'Outaouais interpelleront les candidats à l'élection provinciale concernant leurs engagements envers les laissés-pour-compte de la société et les intervenants qui les épaulent.
Parmi ces douze organismes, on retrouve notamment Action santé Outaouais, l'Assemblée des groupes de femmes d'interventions régionales (AGIR), l'Association des personnes handicapées visuelles de l'Outaouais, l'association coopérative d'économie familiale de l'Outaouais et Logemen'Occupe. Cette douzaine se partage des subventions de 496 141$, soit 41 345$ chacun.

Pour que les organismes puissent rouler à pleine vitesse, François Marchand, d'Action santé Outaouais, estime qu'une enveloppe de 110 000$ est nécessaire. Cet argent servirait surtout à assurer une stabilité, une permanence du côté des intervenants, tiraillés par des questions économiques alors que le travail sur le terrain est prioritaire. «J'ai appris dernièrement que j'aurai la joie de devenir papa. Sauf que lorsque je partirai en congé pendant cinq semaines, ou plusieurs mois, y aura-t-il quelqu'un pour me remplacer?»

Les engagements des candidats se feront aussi attendre du côté de l’Association pour la défense des droits sociaux de Gatineau. «Nous nous occupons des personnes à très faible revenu. Leur chèque est tellement bas qu'avec le prix des loyers aujourd'hui, elles ne peuvent pas arriver. Monique Jérôme-Forget a promis l'indexation, mais ils sont en élections et on connaît nos politiciens: ils ne tiennent jamais leurs promesses…», ironise Johanne Desjardins.

«Ces personnes ont les mêmes droits que tout le monde!, poursuit Mme Desjardins. Si elles tombent malades, elles n'ont pas de médecin. Et on s'en dans le privé! Mais le privé, c'est pour ceux qui ont de l'argent. Faut pas oublier les plus pauvres, qui font aussi marcher la société d'une manière ou d'une autre!»
Organisme de charité?
François Roy de Logemen'Occupe explique que les groupes de défense collective des droits de l'Outaouais ne peuvent pas recevoir des subventions non-gouvernementales parce qu'ils ne sont pas considérés comme des organismes de charité. Alors qu'à Montréal des groupes semblables reçoivent des centaines de milliers de dollars de Centraide, ceux de l'Outaouais sont jugés "trop politisés". «Selon une règle de Revenu Canada, on doit avoir 10% maximum de nos actions qui sont politiques pour recevoir de l'argent de Centraide», précise M. Roy.
Il ajoute que lorsqu'il est arrivé à Logemen'Occupe, l'organisme jouissait d'un coup de pouce de Centraide. La subvention a été retirée parce qu'on jugeait les activités politiques "exagérées". «On ne pouvait pas arrêter, c'est notre raison d'être!», glisse-t-il.

(Photo: Patrick Voyer)

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