Gilles Taillon veut un véritable statut particulier en santé pour l'Outaouais
L'Outaouais aurait besoin d'un véritable statut particulier en santé avec des mesures concrètes pour réussir à améliorer la situation, croit le candidat adéquiste dans Chapleau, Gilles Taillon.
Ce dernier voit trois besoins particuliers pour un statut particulier en Outaouais. Le premier, c'est un financement équitable pour les infirmières et autres professionnels de la santé, outre les médecins, avec l'Ontario.
Équitable, mais pas nécessairement équivalent, indique-t-il puisqu'il faut tenir compte du niveau de vie des deux provinces. «Présentement, il y a environ 8000$ d'écart, explique-t-il. Un cinq à six mille dollars additionnel permettrait d'atteindre cette équité.» Il pense que même si les salaires restent plus élevés en Ontario, le peu de différence incitera les infirmières québécoises à rester plus près de chez eux.
Le deuxième élément serait la facilité pour les médecins de l'extérieur du Québec, principalement en Ontario, de pratiquer au Québec avec un minimum d'adaptation. «Qu'on n’ait pas à y faire reprendre ces études, ces années de formation, indique-t-il. Qu'il y ait une compatibilité.»
En dernier lieu, Gilles Taillon propose des mesures pour que la formation des médecins se fasse en Outaouais. «Il faut en former du personnel en santé. Il faut un véritable statut pour l'Université qui serait capable d'avoir sa faculté de médecine.»
L'argent
Pour Gilles Taillon, l'ajout d'argent n'est pas la solution au problème. Il y a assez d'argent en santé, mais la répartition devrait être mieux faite entre les différentes régions, croit le candidat adéquiste. Ce dernier pense que ce changement de répartition sera profitable à l'Outaouais, une région en croissance.
Le mode de répartition se fait présentement selon un historique dès années passée, un mode qui avantage les régions en décroissance, mais désavantage les régions en croissance, soutient M. Taillon. «Il ne manque pas d'argent au global dans le système de santé. Mais dans l'Outaouais, il en manque indéniablement.»
M. Taillon propose aussi de revoir le rôle de l'Agence de la santé et des services sociaux. «C'est une machine beaucoup trop lourde, croit-il. Je ne suis pas loin de dire que c'est une structure à éliminer. À tout le moins, il faudrait en réduire la taille.»