Le directeur du CIPTO, Yves Séguin, Isabelle Hébert de l'Appart Adojeune, l'intervenant du CIPTO Mario Viens, et Élise Turpin, de Prévention CESAR Petite-Nation, seront actifs durant la Semaine de prévention de la toxicomanie. (Photo: Patrick Voyer)
Les jeunes évalueront leur degré de toxicité!
La Semaine de prévention de la toxicité s'étend du 16 au 22 novembre et sera encore une fois l'opportunité pour les jeunes d'être sensibilisés aux désagréments de la consommation de drogues.
«Nous voulons donner des outils aux jeunes, des informations sur les mythes entourant les drogues et démystifier tout ça», explique le responsable d'ateliers de prévention au Centre d'aide et de prévention en toxicomanie de l'Outaouais, Mario Viens. Ce dernier précise évidemment que la prévention est constante, pas juste durant cette semaine.
De la formation, des questionnaires et une foule de renseignements et d'activités seront offerts aux jeunes durant ces sept jours. La tranche des 10 à 12 ans sera particulièrement visée, car c'est à cet âge que les jeunes commencent à entendre parler de drogue, de pot surtout, et que l'influence de la gang devient forte. «C'est un choc à chaque année de voir que la marijuana est présente et n'a plus de secrets pour les jeunes. La cocaïne est aussi déjà dans leur réalité.»
Mais comme dans tout phénomène, c'est une minorité des jeunes qui sont touchés par les drogues. Les chiffres le prouvent: 87% n'ont pas de problèmes avec ça, 7% sont des "consommateurs en émergence" alors que 7% montrent une dépendance. Mario Viens rappelle que trois personnes sur quatre risquent de développer un problème de santé mentale à cause de cette "échappatoire" à la tristesse, à la misère, ou ce "trip de gang". De plus, il croit que la drogue n'est parfois que la pointe de l'iceberg; des troubles plus graves comme la pauvreté et la difficulté de répondre à ses besoins primaires.
Diverses interventions
Prévention CESAR de la Petite-Nation et l'Appart Ado Jeune participeront en présentant le programme Prisme dans les écoles. Ce programme consiste à faire vivre des expériences aux gens pour qu’ils en déduisent eux-mêmes l’information voulue.
Ado Jeune fera aussi le tour des polyvalentes du secteur Gatineau pour donner des ateliers de prévention et expliquer ce qui arrive aux jeunes qui se font prendre à vendre ou consommer. De plus, ce sera l'occasion d'étaler les risques de la drogue sur le physique et le mental. «Des jeunes vivent déjà les conséquences négatives de leur consommation, que ce soit leurs résultats scolaires, les dettes, la relation avec leurs parents…», indique Isabelle Hébert de l'Appart.
Le slogan "Votre enfant vous regarde" reviendra aussi sur le tapis pour que le message circule davantage. «On parle de la dynamique de consommation parent-enfant. On veut rappeler aux parents qu'ils sont des modèles!», lance Élise Turpin, de CESAR.