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La Soupière de l'Amitié en recherche de fonds

Yannick Boursier par Yannick Boursier
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Article mis en ligne le 15 novembre 2008 à 13:00
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La Soupière de l'Amitié en recherche de fonds
Les temps sont durs pour les organismes qui viennent en aide aux plus démunis. C'est maintenant au tour de la Soupière de l'Amitié de faire face à un manque à gagner important d'ici la fin de son année financière en mars prochain.
L'organisme indique qu'elle aura un manque à gagner d'environ 30 000$ en janvier prochain et elle souhaite trouver des solutions avant d'arriver au pied du mur. «En janvier et février, on va avoir des problèmes, avoue le directeur général, Roger Bourbonnais. Il faut trouver des idées pour du financement.»

Dans les dernières semaines, l'organisme a tenu le Souper des médias au profit des petits déjeuners de la Soupière de l'Amitié. L'argent amassé lors de cette soirée, plus de 170 000$, permet à l'organisme d'autofinancer entièrement ses petits-déjeuners.

C'est pour les autres activités que les besoins financiers se font sentir. «On doit continuer de gérer la Soupière et c'est là qu'on a un manque à gagner.» Comme plusieurs organismes, le coût de l'essence a eu un impact important sur les coûts et explique en grande partie ce manque à gagner
Bingo
L'organisme compte depuis plusieurs années sur ses bingos pour amasser les fonds nécessaires aux opérations de la Soupière. Mais depuis deux ans, la situation n'est pas rose dans ce secteur. «Nos bingos font environ 130 000$ de moins par année, explique Roger Bourbonnais. Il y a des semaines où on fait de l'argent et d'autres où l'on en perd.»
La Soupière vient aussi de perdre une licence de bingo au complet avec l'arrêt des bingos de l'Amicale des handicapées physiques de l'Outaouais, une perte de 400$ par semaine en réservation de salle.

L'organisme avait aussi lancé l'an dernier une entreprise d'économie sociale en début d'année pour aider au financement de ses activités. «On n'a pas atteint un niveau de rentabilité important, mentionne M. Bourbonnais. On ne perd pas d'argent, mais on n'en fait pas. Ça nous fait quelque chose de plus à gérer.»
Solutions possibles
L'organisme regarde les solutions possibles pour régler ce problème. Le gouvernement et l'Agence de la Santé et des services sociaux de l'Outaouais ont annoncé dernièrement des sommes additionnelles récurrentes pour quatre organismes pour les plus démunis dont la survie était menacée (Gîte Ami, Soupe populaire de Hull, la Manne de l'Île et Entraide familiale Outaouais). Ça pourrait être une avenue possible pour la Soupière.
Roger Bourbonnais entend aussi regarder vers les grandes fondations partout au Canada qui donnent de l'argent pour des causes semblables. «On va mettre un comité de financement sur pied pour approcher ses fondations. Il nous faut un apport d'argent neuf et surtout que ce soit constant.»

La Soupière de l'Amitié jongle aussi avec l'idée d'organiser un bal du Mardi gras au début de l'année qui pourrait servir de campagne de financement.

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