Avec trois gains en autant de matchs, depuis le début de la saison, les Griffons du Cégep de l'Outaouais sont déjà de sérieuses aspirantes au championnat de la Ligue collégiale de basketball féminin AA. (Photo: Michel Moyneur)
Les basketballeuses des Griffons font flèche de tout bois en ce début de campagne
Le moins qu’on puisse dire c’est que les équipes qui ont dû se frotter aux basketballeuses du Cégep de l’Outaouais, depuis le début de la saison, n’ont pas eu la tâche facile… Loin de là.
Bien que la saison ne soit jeune que de trois matchs, on peut dire sans se tromper que les joueuses des Griffons sont déjà de sérieuses aspirantes au championnat de la Ligue collégiale de basketball féminin AA. Avec trois victoires arrachées de façon décisive aux mains de leurs adversaires (60-31, 77-41 et 48-23), aucune formation du circuit ne peut se permettre de prendre l’équipe gatinoise à la légère.
L’entraîneur-chef des Griffons, Vicky Tessier, estime que la lutte sera serrée, mais que son équipe possède tous les éléments nécessaires pour terminer tout au haut du classement au terme de la saison régulière qui s’achèvera à la mi-mars. «D’après moi, la bataille devrait se faire entre nous, le Collège Heritage, le Cégep du Vieux Montréal et le Collège Jean-de-Brébeuf, mais je crois sincèrement qu’on a l’équipe pour terminer au premier rang. Ça va être intéressant d’ici la fin de la saison», soutient-elle.
La saison dernière, les représentantes du Cégep de l’Outaouais avaient terminé la campagne avec une impressionnante fiche de 12 victoires contre seulement quatre revers, ce qui leur avait valu le troisième rang de leur division. De plus, les défaites encaissées l’avaient toutes été par une mince marge de cinq points et moins. Leur parcours en séries éliminatoires avait cependant été de courte durée puisqu’elles avaient dû s’avouer vaincues lors du tout premier duel.
Celle qui occupe depuis cet automne le poste d’entraîneur adjointe du Centre de performance Nike féminin du Québec – un camp de perfectionnement pour les athlètes de 12 à 17 ans – croit que d’avoir neuf vétérantes au sein de l’équipe constitue l’un des principaux atouts de la formation actuelle des Griffons. «Cette année, on a seulement une recrue, donc on a pratiquement la même équipe que l’an dernier. C’est définitivement l’une de nos forces, explique Vicky Tessier. Avec une année dans le corps, les joueuses savent à quoi s’attendre et savent ce que ça prend pour gagner.»
Après le niveau collégial…
Pour plusieurs porte-couleurs de la formation outaouaise, cette saison représente leur dernière au niveau collégiale et pour la plupart d’entre elles leurs derniers pas sur un court de basketball. Bien que certaines joueuses pourraient envisager de poursuivre leur carrière au niveau universitaire, les chances qu’elles y parviennent son plutôt minces. Rien n’est toutefois impossible selon l’entraîneur-chef des Griffons.
«Pour la plupart, leur carrière va se terminer au niveau collégial. Mais je connais des joueuses qui ont joué au niveau AA et qui ont évolué au niveau universitaire par la suite, explique-t-elle. Ça dépend de l’effort que les joueuses sont prêtes à mettre, car l’université ça demande un grand engagement. C’est du basketball sept jours sur sept avec beaucoup de sacrifices à faire.»
«Si les joueuses sont prêtes à faire ce qu’il faut pour accéder au niveau universitaire, moi par la suite, avec mon bagage et mes connaissances, je suis capable de les faire percer», explique celle qui figure au Temple de la renommée de l’Université McGill.
Mais la femme de 36 ans ne s’en cache pas, elle aimerait voir davantage d’athlètes de l’Outaouais et du niveau AA atteindre les rangs universitaires. «Ce que j’aimerais, c’est qu’un jour, la proportion d’athlètes qui passe par chez nous et qui veut se rendre au niveau universitaire soit plus grande… C’est mon but», s’exclame-t-elle.
Jill Johnson
Commentaire mis en ligne le 18 novembre 2008Ca serait bien de faire un article comme ca pour l'equipe du cegep Heritage qui performe aussi bien.