Ce qu’il faut pour toucher le spectateur
Le réalisateur québécois Benoit Pilon, bien connu pour ses documentaires Rosaire et la Petite-Nation, Roger Toupin, épicier variété, Nestor et les oubliés sera présent à Saint-André-Avellin ce samedi pour proposer son premier long métrage de fiction, intitulé Ce qu’il faut pour vivre, coscénarisé par Bernard Émond.
L’histoire se déroule au début des années 1950, Tivii interprété par Natar Ungalaaq, un chasseur inuit atteint de tuberculose, est déraciné et transporté dans un sanatorium de Québec. Séparé de ses proches, incapable de communiquer dans une langue inconnue, confronté à une culture dont il ne connaît rien, Tivii, démoralisé, décide de se laisser mourir.
Une infirmière, Carole jouée par Éveline Gélinas, l’aidera avec toute la force de sa détermination. Elle insistera pour que le jeune inuit Kaki campé par Paul-André Brasseur, malade lui aussi, soit transféré dans son sanatorium. Kaki connaît bien les blancs et il permettra à Tivii d’appréhender ce monde qui le rebute. Ce qu’il faut pour vivre vivre a été retenu pour représenter le Canada dans la course aux nominations pour la catégorie du Meilleur film en langue étrangère des Academy Awards.
Le film a aussi obtenu le Grand Prix spécial du jury, le Prix du public pour le film le plus populaire et le Prix du film canadien le plus populaire, au Festival des films du monde de Montréal (FFM).
Il sera présenté par Cinémaboule ce samedi soir, 22 novembre, à 19h30, au Théâtre des Quatre Sœurs de Saint-André-Avellin. La projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur et d’un léger goûter au Café des Artistes.