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Le Parti Québécois entend montrer la porte au PLQ en Outaouais

Daniel LeBlanc par Daniel LeBlanc
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Article mis en ligne le 18 novembre 2008 à 14:41
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Le Parti Québécois entend montrer la porte au PLQ en Outaouais
Les candidats péquistes des cinq circonscriptions de la région n'ont fait qu'un, mardi, pour annoncer leurs couleurs en ce qui concerne divers sujets tels l'économie, la pauvreté, l'éducation, l'agriculture, l'industrie forestière, la revitalisation du centre-ville, les places en garderie et… la santé.
Ce n'est pas un secret: la région est fortement touchée par le phénomène de l'abandon scolaire (environ 33%, dont une bonne part sont des garçons), ce qui a amené le candidat du PQ dans Chapleau, Yves Morin, à répéter certains des engagements de son parti à ce sujet. Tout d'abord, le nombre d'élèves par classe dans les écoles primaires de milieux défavorisés sera réduit de 20%, alors que la réduction sera de 10% pour tous les établissements de niveau secondaire et collégial, peu importe le milieu social.

«Il faut que les gens réalisent que cette réduction de nombre d'élèves par classe, pour les enseignants et le milieu en général, c'est extrêmement important car c'est souvent là que ça se vit au quotidien», a affirmé celui qui fait face au libéral Marc Carrière et à l'adéquiste Gilles Taillon dans sa circonscription. «Toute l'attention qu'on peut donner aux élèves aux trois ou quatre élèves de plus est bien souvent la différence entre la réussite et le décrochage», a-t-il dit.

De son côté, le candidat dans Hull, Gilles Aubé, soutient qu'il est grand temps d'aller de l'avant avec la revitalisation du centre-ville. «Gatineau n'est pas une banlieue d'Ottawa. Il faut redonner au centre-ville un visage culturel et festif», a-t-il déclaré, soutenant que tout doit être fait pour que la population de ce coin-là passe de 13 000 à plus de 20 000 habitants.

Lui-même médecin, M. Aubé a réagi à la promesse de la chef de son parti, Pauline Marois, voulant que chaque Québécois ait accès à un médecin de famille d'ici cinq ans. «L'Outaouais manque à peu près 80 médecins de famille et pratiquement 150 à 200 spécialistes. Il y a vraiment un problème plus ressenti qu'ailleurs», a-t-il affirmé, comparant la région avec celles de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

«Il faut revaloriser le modèle du médecin de famille qui prend en charge un patient. Il faut qu'on soit capable au Québec de récréer cette dynamique-là et les groupes de médecine familiale répondent adéquatement à ce besoin-là», a-t-il lancé, précisant que la médecine spécialisée est par contre le plus grand enjeu dans la région.

Le candidat dans Papineau, Gilles Hébert, a de son côté parlé de transport en commun. «Le réseau de la Société de transport de l'Outaouais (STO) s'arrête à Masson, ce qui laisse quasi sans services le reste de la circonscription de Papineau», a-t-il dit, ajoutant qu'il est impératif d'agir. S'il est élu, le PQ adopterait un Plan québécois dans lequel figurerait des avantages fiscaux destinés aux citoyens achetant des titres de transport, effectuant du covoiturage ou optant pour une voiture moins polluante.
Pas beaucoup d'affiches…
Par ailleurs, Gilles Hébert s'est fait porte-parole du groupe pour expliquer les raisons qui ont poussé le parti à n'installer que quelques pancartes électorales sur le territoire de l'Outaouais. «Actuellement, vous voyez le vrai visage de ceux qui ont déclenché les élections. Ces élections-là, la population n'en voulait pas dans une proportion de 75%. Nous, nous faisions partie de ce groupe-là. Concernant les affiches, il y a une stratégie au niveau du PQ dans la région. Elles vont commencer à apparaître cette semaine», a-t-il affirmé.
Affirmant que gagner une élection n'est pas nécessairement lié à la visibilité dans les rues de la ville, Gilles Hébert a cité l'exemple de la défunte mairesse de Québec, Andrée Boucher, entrée au pouvoir sans avoir placardé son visage partout dans les rues de la Vieille capitale. «Les Québécois et Québécoises qui ne voulaient pas d'élections, on compte sur eux le 8 décembre pour aller voter et mettre dehors les libéraux qui ont déclenché ces élections-là en temps de crise», a-t-il martelé pour conclure.

Aucune autre question n'a pu être posée aux candidats du parti, l'organisation péquiste ayant mis fin abruptement au point de presse.
Pour plus de détails concernant les autres enjeux politiques, visionnez l'extrait vidéo.

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