«Le climat de chicane qu'il y a eu vous a retardés de cinq ans» - Yves Bolduc
Selon le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, l'Outaouais est une des régions les plus avantageuses pour travailler. Mais le recrutement est difficile à cause des conflits internes au moment de la fusion des deux hôpitaux.
«Le climat de chicane qu'il y a eu vous a retardé de cinq ans», a-t-il avoué lorsque questionné sur les difficultés du recrutement malgré le statut particulier et la beauté de la région. Un dossier que le ministre connait bien puisqu'il était impliqué dans le dossier comme mandataire. Il rappelle d'ailleurs qu'il a travaillé un an à l'hôpital de Hull et un an à l'hôpital de Gatineau.
Le climat de travail est maintenant revenu au beau fixe, souligne-t-il, et le travail se fait pour attirer les professionnels de la santé, mais la situation conflictuelle précédente a toujours un impact. Et ce n'est pas la seule raison, ajoute-t-il.
«Le statut particulier que la région a en santé devrait vous permettre de recruter plus de personnels. Mais on ne peut pas recruter ce qu'il n'y a pas. Il y a une pénurie de personnel partout au Québec et c'est plus marqué dans la région, surtout en spécialité.»
Ce dernier croit que plusieurs mesures doivent être prises pour assurer plus de personnels, en commençant par des primes pour convaincre les retraités de continuer leur pratique encore quelques années.
Des mesures sont prévues spécialement pour les infirmières. «Le gouvernement va accorder des primes aux jeunes infirmières qui vont commencer, 3000$ par année pour les trois premières années. Ceux qui sont en place on va essayer de leur assurer un poste permanent.»
«Mais ce qui est plus porteur pour vous autres, c'est la formation locale. On veut mettre en place des stratégies de recrutement et de rétention à long terme, entre autres le campus santé. Parce que les gens qui sont formés localement ont plus de chance de rester.»
En termes de stratégie de recrutement, Yves Bolduc souligne l'importance de commencer tout de suite à approcher les jeunes qui sortiront dans deux ou trois ans pour réussir à les attirer en Outaouais.
Parmi les autres mesures prévues dans la région, M. Bolduc parle de la mise en place dans les prochains mois d'une clinique sans rendez-vous pour les prises de sang, comme il en existe partout ailleurs.