Des mauvaises surprises pour les organismes
Les nouveaux tarifs imposés par la municipalité de Papineauville pour son centre communautaire et la salle de l’ancienne mairie ont failli tuer le Club d’athlétisme de la Petite-Nation (CAPN).
Habituellement, les athlètes pratiquaient gratuitement au centre communautaire. Cette année, la municipalité a décidé de charger 24 $ de l’heure. Selon l’entraîneur, Claude Quesnel, la décision des élus est du nombrilisme. «Ils ne veulent pas payer pour les jeunes des autres municipalités, comme si les jeunes de Papineauville ne fréquentent pas les arénas et les terrains de soccer des autres municipalités», a-t-il déclaré.
Heureusement, M. Quesnel a négocié une entente avec le directeur de l’école LJP, Michel Gobeil, pour avoir accès au gymnase deux fois par semaine. De plus, la municipalité de Saint-André-Avellin a permis au CAPN de se servir du gymnase de l’école le samedi matin. Sans ces ententes, le Club aurait sûrement fermé ses portes.
Le CAPN n’est pas le seul organisme à avoir subi une mauvaise surprise.
Chaque année, Prévention César organisait une danse d’Halloween à l’ancienne mairie. La municipalité laissait la salle gratuitement. De son côté, Prévention César engageait des animateurs pour effectuer la surveillance. Cette année, au moment de réserver la salle, la directrice de cet organisme, Sylvie Durocher, a appris qu’elle devait payer pour la salle.
«Nous avons annulé l’événement et sommes allés à Saint-André-Avellin donner un coup de main à la municipalité pour la maison hantée», a-t-elle indiqué.
Même son de cloche pour le Cercle des Fermières de Papineauville. L’organisme avait obtenu la salle gratuitement l’an dernier pour le Salon de Noël. À la fin de celui-ci, la directrice, Pierrette Charlebois, a effectué une réservation pour cette année. Elle a su seulement au mois d’octobre qu’elle devait payer 550 $. «La moitié de nos revenus serviront à débourser pour la salle», a précisé Mme Charlebois.
Afin d’amasser un peu d’argent pour couvrir les coûts, un tirage a été organisé lors du Salon de Noël.
Les deux présidentes comprennent tout de même la position de la municipalité. «Nous savons qu’elle éprouve des problèmes financiers, mais c’est la façon de l’apprendre que nous déplorons», ont-elles affirmé.
Le secrétaire-trésorier du Club de l’âge d’Or de Papineauville cva dans le même sens que les deux femmes.
«Nous organisions une danse tous les deux mois auparavant, a-t-il expliqué. Cette année, nous avons annulé ces événements parce que nous devons payer la salle.»
Il aurait bien aimé que la municipalité consulte les organismes avant de prendre une telle décision. «Je trouve ça surprenant et ça contribuera sûrement à tuer le bénévolat», a-t-il affirmé.
La municipalité de Papineauville a adopté ses nouvelles politiques de location en août dernier. Celle-ci stipule que les organismes à but non lucratif de la municipalité auront le droit à un local gratuit seulement pour leur rencontre hebdomadaire ou mensuelle. Les activités spéciales seront donc facturées.
Le maire de Papineauville croit que les organismes comprennent la situation.
«Si vraiment la population s’indigne face à notre façon de faire, nous la réévaluerons, mais pour l’instant, ce n’est pas le son de cloche que nous avons», a-t-il indiqué.