Françoise Breault.
Françoise Breault en mission
La candidate de Québec Solidaire du comté de Papineau, Françoise Breault, s’est lancée en politique afin d’aider à contrer la pauvreté et la violence.
«Il faut absolument augmenter le salaire minimum, indique-t-elle. C’est aberrant de voir l’écart entre les pauvres et les riches au Québec.»,
Enseignante et travailleuse sociale à la retraite, la candidate aimerait également augmenter le nombre de groupes thérapeutiques pour les hommes violents.
«J’ai connu une femme qui aimait mieux endurer son mari violent que tomber dans la pauvreté avec ses deux enfants, ajoute Mme Breault. Ce n’est pas normal.»
La candidate a pris connaissance de la pauvreté dès son jeune âge. «J’avais seulement cinq ans, et je trouvais le monde injuste, je tentais de trouver des méthodes pour aider les gens moins nantis», raconte-t-elle.
La souveraineté touche également la résidente de Lac-Simon. «En tant que Québécois, nous devons nous tenir debout afin de pas perdre la langue française», indique Mme Breault.
Elle est convaincue que si les citoyens étaient informés adéquatement sur les avantages de la souveraineté, ils voteraient en accord sans hésiter. «Évidemment, nous ne forcerons personne, nous serons à l’écoute de la population», précise-t-elle.
Le système de santé préoccupe également Mme Breault.
«Ça me choque de voir les Québécois approuver la privatisation de la santé», mentionne-t-elle. Selon elle, cette solution empirerait la situation. «Les files d’attente deviendront plus longues.»
Québec Solidaire propose une autre option. «En Nouvelle-Zélande, une institution publique, Pharmac, fondée en 1993, a permis au gouvernement de réaliser ce que certains qualifient de miracle en matière de prix, explique-t-elle. En 10 ans, Pharmac, a réduit de 1,13 milliard à 212 millions les coûts liés au médicament. On pourrait l’implanter au Québec.»
Élevée sur une ferme, Mme Breault, tenterait d’améliorer le sort des agriculteurs en encourageant les petits producteurs. «Il faut réagir rapidement, car le nombre de fermes diminue rapidement.»
Selon la candidate, on retrouve un grave déséquilibre fiscal au Québec. «Il ne se situe pas au niveau fédéral-provincial, mais bien au niveau particuliers et entreprises privées, affirme-t-elle. Pourquoi les entreprises paient moins d’impôt que les travailleurs ?»
Elle ne comprend pas non plus pourquoi les grosses compagnies reçoivent autant de subventions. «Il faudrait aussi miser sur les petites et moyennes entreprises, car elles engagent elles aussi du personnel.» Elle croit également à l’abolition des paradis fiscaux.
Mme Breault a décidé de se lancer en politique afin de publiciser Québec Solidaire. «C’est la première fois que je me sens concernée par un parti, indique-t-elle. Je suis une éprise sociale convaincue.»
Elle trouve regrettable l’absence de Québec Solidaire et du Parti Vert au débat. «On retrouve un déficit démocratique au Québec, car l’information est l’oxygène de la démocratie et on la prive à la population.»