Derick Brassard
Début de saison rêvé pour Derick Brassard
À constater les résultats de son travail sur la patinoire, on peut dire sans se tromper que Derick Brassard se plaît à merveille en Ohio…
Fort d’une récolte de 17 points en 18 matchs, l’attaquant natif du secteur Hull ne dérougit tout simplement pas depuis le début de la saison. Premier marqueur des Blue Jackets de Columbus devant Rick Nash, il s’est même payé le luxe d’être nommé la recrue du mois d’octobre dans la Ligue nationale.
«C'est un honneur qui est le fun à recevoir. J'ai reçu le même honneur à mon premier mois dans la Ligue américaine l'année passée. C'est peut-être parce que j'ai toujours hâte que la saison commence», confie-t-il en tentant d'expliquer ses succès en début de saison.
L'entraîneur-chef de l'équipe, Ken Hitchcock, n'a pas eu besoin de plus de temps pour réaliser tout le talent de son joueur de centre de 21 ans. Appelé à évoluer en avantage numérique, Brassard pivote le premier trio des Jackets en compagnie de Rick Nash et Kristian Huselius depuis la semaine dernière.
«Le coach commence à me faire confiance, indique le principal intéressé, visiblement heureux de son sort. C'est sûr que si je joue avec Rick (Nash), je dois toujours être opposé aux meilleures lignes et aux meilleurs défenseurs.»
En parfait contrôle de son jeu et de ses émotions, l’ancien compagnon de trio de Guillaume Latendresse chez les Voltigeurs de Drummondville admet que sa confiance quasi-inébranlable est, en grande partie, à l'origine de son bon début de saison.
«En ce moment, ce qui fait mon succès c'est que je joue avec confiance. Mais la saison est longue et ce qui fait de toi un bon joueur c'est la constance», dit-il en avouant être tout de même très surpris de ses statistiques aussi éloquentes.
Toujours partisan du Canadien
Derick Brassard se souviendra longtemps de son match du 7 novembre 2008: son premier contre le Canadien de Montréal, son équipe favorite depuis son jeune âge.
Appeler à s’élancer en tir de barrage au terme de la période de prolongation, l’ancien de l’Intrépide de Gatineau n’a pas raté sa chance en déjouant Jaroslav Halak à l’aide d’une habile feinte qui lui a d’ailleurs valu la troisième étoile de la rencontre.
«C'est sûr que je vais toujours m'en rappeler; en plus, ma famille était là. En première période, je regardais un peu comme si j'étais un fan, mais ça s'est bien déroulé par la suite, explique le numéro 16 qui ne cache pas son admiration pour le tricolore. Je suis quasiment encore fan. Je regarde encore les scores et leurs matchs. Je trouve ça tout à fait normal; tout le monde au Québec est fan de Montréal.»
Les séries avant tout
Même s’il connaît un début de saison du tonnerre, le jeune Brassard refuse de se fixer des objectifs personnels pour le reste de la saison. Son seul souhait: aider son équipe à se forger une place dans le top 8 de l’Association de l’Ouest pour ainsi permettre à la concession d’accéder au bal printanier pour la première fois de son histoire.
«Que ce soit au niveau bantam, midget ou junior, je ne me suis jamais donné d'objectifs. Si je donne une chance à mon équipe de gagner, je vais être content, affirme-t-il. À Columbus, on n'a jamais fait les séries encore et c'est à peu près mon seul objectif».
La vie à Columbus
Même s’il a eu la chance de disputer 17 parties dans l’uniforme des Blue Jackets l’an dernier, la présente saison représente sa première à titre de joueur régulier. Et à en croire ses dires, le premier choix de l’équipe en 2006 a vite adopté sa nouvelle ville, lui qui habite sa propre résidence depuis deux semaines.
«C’est vraiment beau ici! C'est une belle région universitaire et on a un bel aréna. J'adore ça, lance-t-il. Je me sens privilégié d'aller à l'aréna tous les matins, de côtoyer les gars et de voyager.»
«Si on pouvait faire les séries, on aurait nos fans derrière nous… Ce serait vraiment le fun.»