Complexe récréatif à Saint-André-Avellin
Le 5 novembre dernier, le conseil municipal de Saint-André-Avellin a invité la population à la présentation d’un projet social, administratif et sportif. Le projet n’était plus du tout le même que celui présenté à la population et aux organismes il y a quelques années lors de l’instauration d’une taxe de 5¢ du 100 $ d’évaluation.
Personnellement, ce qui m’a le plus surpris, c’est qu’on ne s’était pas encore penché sur les coûts de fonctionnement de ce nouveau complexe. J’espère me tromper, mais passant de 6000 pieds carrés à 22 000 pieds carrés, nous devons nous attendre à court terme à un autre 20 ¢ du 100 $ d’évaluation. (Pour une évaluation de 100 000 $ cela représente 200 $/an – 20 ans 4000 $).
Les municipalités depuis quelques années ont des obligations nouvelles, dont des dépenses croissantes et récurrentes. Certaines dépenses doivent être faites, mais il faut être réaliste et respecter la capacité de payer des contribuables. De plus, force est de constater qu’au dernier recensement, il n’y avait pas d’augmentation à Saint-André-Avellin de la population.
Suivant la réunion, après plusieurs rencontres et discussions entendues, il semble que la très grande majorité soit d’accord avec une nouvelle salle ainsi que les salles de joueurs alternantes à l’aréna, répondant aux besoins des organismes et des sportifs, mais cette même majorité ne veut pas entendre parler de déménager l’hôtel de ville et la bibliothèque. On entend aussi très souvent que les revenus de taxes sur l’essence, quelque 20 nouvelles constructions, les rénovations importantes au CLSC/CHSLD, le Château Saint-André plus de 40 unités, on serait même en droit de s’attendre à un gel de taxes. Un exemple difficile à accepter pour plusieurs contribuables est l’achat d’un terrain qui aurait dû être laissé à un organisme indépendant qui ne crée pas de coûts additionnels à la municipalité.
Paul Richer