Matthieu Proulx avait du mal à retenir ses larmes au terme du match de dimanche remporté par les Stampeders de Calgary 22-14. (Photo: Michel Moyneur)
Une défaite difficile à avaler pour Matthieu Proulx
C'est un Matthieu Proulx aux yeux rougis par les larmes qui s'est présenté aux journalistes après le match de dimanche soir. Dévasté par la défaite, le Gatinois avait peine à expliquer la contre-performance des Alouettes.
«On était bien préparé. Les gars étaient prêts mentalement et physiquement. Le plan de match était bon. On l'a tout simplement pas exécuté.»
«On a quand même retenu leur défensive à un touché. Mais au bout du compte, on (la défensive) a été trop souvent sur le terrain. On n'a pas permis à notre offensive de faire des points. Dans la Ligue canadienne avec 14 points, c'est difficile de gagner des matchs.»
On connaît le résultat du match. Après être retraitée au vestiaire avec une avance de 13-10 à la mi-temps, l'attaque montréalaise a été neutralisée comme elle l'a rarement été au cours de la saison. Les Stampeders de Calgary l'ont finalement emporté 22-14.
Cette défaite à la Coupe Grey fait d'autant plus mal à Proulx puisqu'il s'agissait d'un troisième revers en grande finale depuis son arrivée avec les Alouettes en 2005.
«Personnellement, mon rôle n'était plus le même non plus. On m'a demandé d'être un leader de cette défensive-là, de tenir ma défensive unie, et j'ai pas réussi. J'ai manqué des plaqués moi aussi. J'ai probablement eu un des moins bons matchs de la saison.»
L'hiver qui s'amène s'annonce long pour les champions de la section Est de la LCF et le maraudeur de 27 ans avait l'impression d'avoir abandonné ses coéquipiers dans cette rencontre de première importance.
«On se bat tous ensemble. C'est plus que des coéquipiers, c'est des gens avec qui on vit au quotidien. Et quand t'as l'impression que tu laisses tomber ce monde-là, c'est "taugh". Je blâme pas la défaite sur moi, mais j'ai définitivement ma part de responsabilité à prendre.»
Aussitôt les dernières secondes du match écoulées, les lignes ouvertes des stations de radio de la métropole débordaient d'appels de partisans mécontents du travail d'Anthony Calvillo. Matthieu Proulx, lui, n'a pas hésité à se porter à la défense de son quart-arrière.
«Quand le navire coule, on blâme le capitaine. Anthony c'est tout un leader, tout un quart-arrière. Les gens vont le pointer du doigt, mais ç'a n'a rien à voir avec juste lui. C'est une attaque complète qui a perdu. Et nous, en défensive, on a vraiment pas fait le boulot.»
En plus d'une foule monstre de plus de 66 000 spectateurs au Stade Olympique, les festivités entourant le match de dimanche ont été nombreuses tout au long de la semaine, mais les joueurs en on fait fi comme ils se devaient de le faire, raconte Proulx.
«J'ai été surpris par le calme de notre équipe. Tout le monde était relax au début du match. Je pense qu'on a bien fait, toute la semaine, de pas rentrer dans les festivités, de pas se laisser embarquer par tous les gens qui essayaient de nous embarquer dans l'ampleur de ce qui se passait. On voulait réaliser qu'est-ce qui se passait après la Coupe Grey. C'est une dure réalité qu'on affronte...»