Yves Morin veut que le pont «de la Réciprocité» voit enfin le jour
Le candidat du Parti québécois dans Chapleau, Yves Morin, a profité de l'un de ses points de presse ayant pour thèmes principaux l'environnement et le transport, mercredi, pour donner son appui à l'érection du nouveau pont interprovincial à la hauteur de l'île Kettle.
Il a même décidé de baptiser le projet «pont de la Réciprocité». «Nous pensons que l'appui à ce projet est très important. Il est très important pour la population de Gatineau et d'Ottawa. En fait, c'est une justice que l'on doit rendre aux gens de l'est des deux côtés pour qu'ils puissent naturellement être capables de se visiter d'un côté comme de l'autre», de dire M. Morin, considérant que le nouveau pont allégera la pression sur le réseau routier de la région.
Selon le candidat politique, il est tout à fait logique que le nouveau pont soit érigé à cet endroit, surtout que les plus récentes études, qui datent du début de l'automne, démontrent que c'est le corridor le plus privilégié sur les plans sociaux, économiques et environnementaux. Quotidiennement, les quelques 18 kilomètres de moins que parcourrait les automobilistes qui n'auraient plus à faire le détour à partir de l'ouest de la région (ex: pont des Draveurs, pont Lady-Aberdeen ou pont du Portage) permettrait de réduire d'environ 1,7 tonne les émissions de CO2 des véhicules sur une base annuelle.
Encourager l'utilisation du transport en commun
D'autre part, le candidat péquiste estime que le futur pont interprovincial devra être doté d'une voie exclusivement réservée au transport en commun. «Bien sûr, le projet du Rapibus est un projet important pour l'Outaouais, et malgré les retards actuels, il devrait se réaliser. Mais il est aussi important d'avoir un lien entre les deux côtés de la rivière, pour compléter le travail et la mesure du Rapibus», dit-il.
À son avis, la station du Rapibus située la plus près de la Montée Paiement (qui serait l'axe routier directement relié au nouveau pont) devrait être utilisée pour effectuer un lien direct entre les deux côtés de la rivière.
S'il est élu, Yves Morin compte aussi insister sur une mesure qu'il nomme «règle de la proximité». Cette dernière consisterait en l'implantation d'une nouvelle règlementation municipale qui obligerait les promoteurs immobiliers à s'assurer qu'un arrêt d'autobus soit installé à 500 mètres et moins de toutes résidences. «De cette manière-là, on va pouvoir limiter, d'une part, l'étalement urbain, et d'autre part, s'assurer qu'il y aura une croissance du transport en commun dans la région», a-t-il lancé.