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Gilles Taillon revient sur l'abolition des commissions scolaires

Michel Moyneur par Michel Moyneur
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Article mis en ligne le 1 décembre 2008 à 15:00
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Gilles Taillon revient sur l'abolition des commissions scolaires
À quelque jours du scrutin, le candidat de l'ADQ dans le comté de Chapleau, Gilles Taillon, revient sur l'un des principaux chevaux de bataille de son parti: l'abolition des commissions scolaires.
Cela permettrait une plus grande autonomie aux écoles québécoises, estime l'adéquiste. «Pour y arriver, il faut abolir les commissions scolaires et retourner aux écoles les 400 M$ qu'on consacre à cette structure-là», dit-il.

De ce montant, environ 5% serait consacré aux établissements scolaires de la région.

Dans le même ordre d'idées, le numéro deux du parti de Mario Dumont aimerait voir l'abolition de la réforme scolaire instaurée en 2000. L'esprit du renouveau pédagogique et son approche basée sur les compétences des élèves doit être revu selon lui.

«Il faudrait revenir à des programmes qui définissent les connaissances à acquérir… qu'ils disent en mathématiques, en français, en histoire, voici ce qu'il faut savoir au degré X, Y, Z.»

Toujours sur la question de l'éducation, un gouvernement adéquiste implanterait les formations professionnelles dans les collèges du Québec; une idée dont personne n'avait encore entendu parler à ce point-ci de la campagne. Dans le clan adéquiste, on estime qu'une telle mesure aurait comme effet de prévenir le décrochage scolaire et ferait en sorte de combattre adéquatement la pénurie de main-d'œuvre actuelle.

«La formation professionnelle passerait sous la responsabilité des collèges. Pour les étudiants qui ont une intelligence plus pratique, ils auraient une possibilité d'aller au collège pour faire leur formation professionnelle. Et si tout va bien, faire une formation technique.»

Pour terminer, l'ADQ abolirait le baccalauréat en enseignement obligatoire pour les détenteurs de maîtrises qui souhaitent enseigner. D'obliger les maîtres et les bacheliers avec une spécialisation à posséder un bac en enseignement «n'a pas de bon sens» selon M. Taillon. Un certificat universitaire de 30 crédits en pédagogie serait suffisant.

«Beaucoup de jeunes ont des maîtrises et des baccalauréats spécialisés et on les oblige à refaire un quatre ans de bac en enseignement qui est composé aux trois quarts de pédagogie; la qualité de l'enseignement lié aux connaissances devrait privilégier les gens qui sont spécialisés dans la matière plutôt que ceux qui sont formés à comment enseigner.»

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