Le candidat du PQ dans Chapleau, Yves Morin, a parlé d'éducation ce mercredi. (Photo: Daniel LeBlanc)
L'agrandissement du campus Félix-Leclerc: une priorité pour Yves Morin
Mercredi, le candidat péquiste dans la circonscription de Chapleau, Yves Morin, a promis que le projet d'agrandissement du campus Félix-Leclerc du Cégep de l'Outaouais passera de la planche à dessin à la réalité s'il obtient sa place à l'Assemblée nationale.
Accusant les libéraux de s'avoir traîné les pieds dans ce dossier, M. Morin croit qu'il est grand temps que le tout devienne réalité afin entre autres de désengorger le campus Gabrielle-Roy, dans le secteur de Hull. À cet endroit, il y aurait actuellement environ 400 étudiants de plus que la capacité d'accueil et 1000 nouvelles places pourraient être créées avec la nouvelle aile de Félix-Leclerc, baptisée pavillon santé-famille par la direction de l'établissement.
«Ce sera ma priorité si je suis élu, peu importe le gouvernement au pouvoir. Je ne peux pas donner de date précise, mais on parle en terme de mois. Les gens ont travaillé tellement fort pour ce projet-là», note le candidat du PQ, lui-même professeur en philosophie au Cégep de l'Outaouais.
Le pavillon santé-famille, dont les coûts de construction sont estimés à environ 20 M$, est un projet que caresse l'institution collégiale depuis quelques années en raison de la forte croissance du nombre d'étudiants et l'ajout de nouveaux programmes. Toutes les installations pour les programmes touchant la santé et la famille, tels les techniques policières, les soins infirmiers, l'éducation à l'enfance et l'éducation spécialisée, seraient regroupées à cet endroit.
La nouvelle partie, qui serait érigée sur un terrain situé entre le Cégep et le centre de services du secteur de Gatineau (entre les boulevards La Gappe et Maloney). C'est pour la rentrée des classes de l'automne 2009 que la direction aimerait voir ce projet se concrétiser, car un statu quo pourrait l'empêcher d'offrir le nouveau programme de techniques en inhalothérapie.
Lutter contre le décrochage scolaire…
M. Morin compte aussi s'attaquer au décrochage scolaire, dans un contexte où l'Outaouais présente des chiffres loin d'être roses à ce sujet (34%). «On est l'avant-dernière région du Québec au chapitre du décrochage scolaire, et pourtant on se trouve dans l'un des grands centres de la province», affirme-t-il, ajoutant que dans certains coins du Pontiac, les données sont encore plus noires avec presque un garçon sur deux qui abandonne ses études secondaires. Selon lui, c'est encore plus dangereux en période de ralentissement économique, car le tout peut se transformer en pauvreté.
Le candidat péquiste, qui en a profité pour dénoncer le fait que son adversaire libéral, Marc Carrière, prend tout pour acquis et n'a presque pas été visible durant la campagne, veut également qu'on réduise de 10% le nombre maximum d'élèves par salle de classe dans les écoles primaires et dans les institutions collégiales. Dans les milieux défavorisés, il veut que la baisse atteigne 20%. Il compte aussi travailler pour qu'il y ait une augmentation du nombre d'enseignants.
Dans un autre ordre d'idées, faisant allusion à la crise qui sévit actuellement au Parlement fédéral, Yves Morin est d'avis que le premier ministre Stephen Harper a fait preuve d'un flagrant manque de respect pour le peuple québécois en reportant au 8 décembre deux votes de confiance initialement prévus le 1er décembre.
Il a par ailleurs la même opinion que sa chef Pauline Marois en ce qui a trait à la coalition formée au cours des derniers jours par les trois partis de l'opposition sur la scène fédérale, soit le Parti libéral, le Nouveau Parti Démocratique et le Bloc québécois. «Il peut arriver que dans des situations données que les partis deviennent des alliés, même si on ne partage pas les mêmes valeurs. En situation de crise, il faut se resserrer les coudes», dit-il.