De Val-des-Monts à Québec pour Marc Carrière
Dans les prochains jours, Marc Carrière donnera officiellement sa démission comme maire de Val-des-Monts pour occuper les nouvelles fonctions de députés de Chapleau après avoir été élu lundi soir lors de l'élection provinciale.
M. Carrière aura à chausser les souliers laissés par le ministre responsable de l'Outaouais et ministre des Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier, qui a annoncé son retrait de la politique active peu avant la campagne.
Le nouveau député libéral a devancé lors de l'élection le candidat péquiste, Yves Morin, de même que le numéro deux de l'ADQ et député de Chauveau qui avait décidé de revenir dans l'Outaouais. Il a obtenu 52% des votes, un pourcentage supérieur au résultat obtenu en 2007 par Benoît Pelletier (45%).
«On a mené une campagne sur le terrain, a souligné le nouveau député élu. On a rencontré beaucoup de gens.» Il a rendu hommage à ses deux principaux adversaires, disant de M. Morin qu'il avait fait une excellente campagne et que M. Taillon était un candidat connu.
Maintenant qu'il a obtenu son mandat de la population, Marc Carrière entend s'attaquer aux enjeux importants du comté, principalement la santé et l'économie, même si le sud de l'Outaouais, notamment le comté de Chapleau, a été épargné par les grosses pertes d'emplois.«La santé va être un élément important pour tout l'Outaouais», ajoute-t-il.
Mais des défis l'attendent lui-aussi personnellement. Il devra s'habituer à un nouveau rôle différent de celui de maire, préfet et président de la conférence régionale des élus. «C'est clair qu'il va y avoir une adaptation, affirme-t-il. Mais je suis un travailleur et un fonceur. Je suis aussi quelqu'un qui est à l'écoute.»
Et même s'il était à Val-des-Monts, il rappelle qu'il est originaire et qu'il a grandi ici. «Je connais la Ville de fond en comble, souligne-t-il. Ce sont des dossiers que je connais, que j'ai eus à travailler régionalement.»
Taillon décu
Candidat vedette de l'ADQ, où il était le bras droit du chef, Mario Dumont, Gilles Taillon s'est avoué très déçu du résultat de l'élection où il a pris le troisième rang, loin derrière ses deux rivaux. «J'ai fait une excellente campagne, mais les électeurs ont décidé et c'est ça la démocratie», a-t-il affirmé.
«Je pensais que cette fois les gens de l'Outaouais brasseraient le carcan libéral, avoue-t-il, ajoutant même qu'il s'attendait à une victoire de Gilles Aubé du Parti québécois dans Hull. L'Outaouais est tenu pour acquis et n'a pas sa juste part. Je suis déçu que les gens n'aient pas répondu à ça.»
Pour Gilles Taillon, cette défaite était le chant du cygne de la politique active puisqu'il n'a pas l'intention de se représenter. Il continue par contre d'affirmer qu'il ne visait pas la retraite en venant en Outaouais. «Je ne suis pas venu ici pour prendre ma retraite et je pense que j'ai fait une bonne campagne.»