Samuel Angers songe aux Jeux olympiques de 2014
Il s’en est passé des années depuis que le Gatinois Samuel Angers a patiné pour la première fois. Peu à peu, il a fait sa marque dans le monde du patinage artistique québécois, et même à plus grande échelle.
Mais il a grandi ce Samuel. À 15 ans bien comptés et à sa toute première année chez les novices, il se prépare maintenant à prendre part à ses quatrièmes Championnats nationaux juniors, et avoue voir d’ores et déjà dans son rétroviseur les Jeux olympiques de 2014, qui se dérouleront à Sotchi, en Russie.
L’élève de secondaire 4 au programme sport-études de la polyvalente Nicolas-Gatineau a obtenu son laissez-passer pour les Championnats nationaux juniors grâce à sa cinquième position au Défi de l’Est, qui se déroulait au début du mois à Mississauga.
Chose certaine, à moins de sept semaines avant sa participation à cette compétition réunissant plus d’une soixantaine de patineurs pré-novice et novice, l’adolescent n’a jamais été aussi motivé. Notamment parce qu’il n’a pu se qualifier pour ce rendez-vous pancanadien l’an dernier. Au menu du mois des jours à venir: un entraînement intensif d’une durée de trois heures, cinq fois par semaine, en plus d’améliorer la chorégraphie de sa performance solo.
Il ne s’agira pas d’une première pour lui, mais Samuel confie que le stress n’est pas pour autant absent, loin de là. «Même si c’est ma quatrième fois, c’est stressant chaque fois, surtout cette année car c’est ma première année chez les novices. Je suis stressé, mais ça va quand même bien», indique-t-il. Son objectif personnel? «Je veux être dans le top 5», répond-t-il, affirmant que s’il met la main sur une médaille, il devrait malgré tout rester dans la même catégorie. «Ça ne change rien de monter pour l’instant, car je vais être encore trop jeune», ajoute-t-il.
Vouant une belle admiration pour les champions du monde 2008 chez les hommes et les femmes, Jeffrey Buttle (Canada) et Mao Asada (Japon), Samuel Angers aura à exécuter un triple loop et quatre triples sautes lors de sa performance, en février. «Je m’entraîne fort, car il y a un nouvel élément et c’est dur sur le cardio», soutient-il.
Question de l’aider, l’entraîneur de la patineuse québécoise Joanie Rochette, Manon Perron, lui a prodigué de précieux conseils. En programme court, il patinera sur des airs de swing, alors qu’en programme libre, il tentera d’impressionner les juges en s’activant sur des airs de tango.
La conciliation de l’école et du sport n’est pas un problème pour le jeune patineur artistique gatinois. «C’est dur parfois, mais je suis au programme sport-études depuis la sixième année du primaire, alors je suis habitué à une telle routine et au rythme. Et je dois persévérer si je veux me rendre là où je veux», de dire l’athlète, aussi amateurs de sports tels le soccer et le tennis.
Une fois que les Championnats canadiens juniors seront chose du passé, le Gatinois, qui ne peut plus prendre part aux Jeux du Québec étant donné son âge, compte bien participer à quelques compétitions régionales.